| vendredi 18 mai 2007, a 14:38 |
| Les accidents domestiques |
Les accidents domestiques.
A-La prévention du risque.
I-Définition et généralité.
L’accident est un évènement qui traduit un manque ou un relâchement de la vigilance de l’Homme en face de l’agression d’une force extérieure et qui a pour conséquence un dommage (handicap) ou un avertissement (chute sans grande conséquence).
75% des accidents domestiques ont lieu en présence d’un adulte.
On appelle accident domestique tous les accidents qui se produisent à la maison ou dans son environnement proche :
-25,5% des accidents domestiques ont lieu dans la cours ou dans le jardin car il y a moins de surveillance.
-16% des accidents domestiques ont lieu dans la cuisine.
-14% des accidents domestiques ont lieu dans la salle de séjour/salon.
-9% des accidents domestiques ont lieu dans les escaliers.
-6% des accidents domestiques ont lieu dans la salle de bain (noyade, produits cosmétiques, bain moussant, armoire à pharmacie).
-5% des accidents domestiques ont lieu dans l’atelier, et le garage (sécateur, scie, White spirit).
Les accidents domestiques sont aussi la première cause d’hospitalisation avant 15 ans. Sur 800 accidents domestiques, on dénombre :
-100 hospitalisations
-2 séquelles invalidantes
-1 décès.
LES SEQUELLES :
-esthétiques : 40%
-dentaires : 18%
-sensorielles : 13%
-motrices 10%.
FREQUENCES :
-80% de chutes et poly-traumatisme
-16% brûlures
-2% intoxications.
PRINCIPALES CAUSES DE DECES :
-noyade : 33%. La mort arrive très rapidement.
-asphyxie : 15%
-brûlures : 12%
-chutes : 11%
-intoxications : 3% (les tonicardiaques sont très dangereux pour les enfants. Notamment Digitaline : des gouttes pour les personnes âgées).
-électrocution : 1% (cela passe par le cœur et provoque un arrêt cardiaque).
L’électrisation brûle, mais ne passe pas par le cœur.
C’est un réel problème de santé publique.
II-L’accident, aspect sociologique et psychologique.
L’accident n’est pas une fatalité. Cela résulte d’un déséquilibre entre les possibilités physiques et psychologiques de l’enfant et de l’efficacité de la surveillance des adultes ou de leur éducation.
Avant 3 ans, les risques relatifs au développement psychomoteur de l’enfant sont majeurs. Il est en pleine phase de découverte et en plein apprentissage de ses possibilités physiques. L’efficacité de l’éducation est moindre.. Jusque 3 ans, c’est la surveillance qui prime. Au-delà de 3 ans, la surveillance doit être maintenue, mais on guidera l’enfant vers l’autonomie par des techniques d’apprentissage.
III-La prévention des accidents.
1-La connaissance de l’enfant, de son développement psychomoteur, et de ses possibilités.
Expliquer aux parents qu’il y a une différence entre l’enfant idéalisé et le leur. Leur dire que l’enfant est curieux, et qu’il est avide d’expériences et de connaissances. Cela fait partie de son développement normal.
L’enfant en période de croissance a une maladresse physiologique accrue d’une absence de méfiance du monde qui l’entoure. Il veut tout essayer. Il se concentre sur ce qui l’intéresse et néglige le reste. Il suit ses émotions sans faire attention au monde extérieur. Il ne suit qu’une seule idée à la fois.
Ex : Enfantèballonèrueèvoiture : L’enfant suit le ballon qui va sur la rue, mais ne voit pas et n’entend pas la voiture arriver.
Il veut explorer mais acquérir la prudence requiert une lente maturation du cerveau faite d’apprentissages et d’expériences. Au fur et à mesure que l’enfant apprend à maîtriser l’espace, il accroît ces risques. L’accident domestique peut être un appel de l’enfant au niveau affectif et la prise de risque peut être renforcée par ce qui l’attend après l’accident. Toute action qui vise à l’information des parents fait reculer le risque d’accidents.
2-L’attitude des parents.
Dolto disait « éduquer un enfant, c’est l’informer par anticipation de ce que l’expérience va lui prouver ».
I1 faut :
-accepter les limites de l’enfant
-accepter qu’il grandisse et devienne autonome pour qu’il puisse se forger une personnalité
-être cohérent avec l’enfant : ne pas faire l’inverse de ce qu’on lui dit
-lui expliquer en quoi c’est dangereux
-lui expliquer pourquoi c’est dangereux
-comment utiliser ce produit.
LES CATEGORIES TYPE DE PARENTS :
C’est le comité français pour la santé qui a définit 4 catégories d’attitudes de familles. Sachant que l’arrivée dans un foyer remet en cause l’aménagement du cadre de vie.
a-Les « aménageurs » : 32%.
Ils pensent que rien ne peut arriver à l’enfant avant 2 ans si on écarte tous les éléments responsables d’accidents. Ils réinstallent tout après 2 ans. Ils responsabilisent l’enfant après cet âge. Ils expliquent tout à l’enfant. Mais comme celui-ci n’a pas eu l’habitude de ce cadre, il y a encore des accidents car ils testent.
b-Les « surprotecteurs » : 30%.
Ils utilisent tous les dispositifs de protection (cache prise, boudin de porte, …) et ils interdisent tout. La politique des interdits entraîne une recherche de transgression des interdits, et cela en dehors de la présence de leurs parents. Cela va faire culpabiliser les parents lors de l’accident, et provoque une anxiété supérieure et un manque de communication avec l’enfant.
c-Les « fatalistes » : 21%.
Ils ne croient pas à la prévention, c’est le destin. Ils pensent seulement que leur présence empêche les accidents. Cependant il faut être présent, mais également attentif.
d-Les « éducatifs » : 17%.
Ils privilégient la relation parents-enfants. Ils expliquent les risques à l’enfant quelque soit l’âge en oubliant qu’il n’est pas toujours apte à comprendre.
QUELLE SERAIT L’ATTITUDE IDEALE :
-attitude ouverte, sécurisante, active
-écarter l’objet dangereux
-donner une confiance à l’enfant face au risque qu’il prend
-accroître la surveillance
La meilleure prévention sera l’éducation des limites, l’exploitation des incidents et la valorisation des réussites.
Certains évènements familiaux amènent les accidents domestiques plus facilement :
-divorce
-disputes
-décès d’un proche
-maladie
-naissance
-changement de partenaire
-déménagement
-fatigue
-stress
-famille nombreuse
-alcoolisme
-bricolage
-repas de famille (barbecue, cacahuètes, …)
En ville comme à la campagne les accidents domestiques sont très fréquents. A la campagne, tout ce qui entoure la maison :
-échelles qui montent aux ballots de paille
-tracteurs
-ballots de paille
-barre de rappel de tracteur
-fosse à purin
-barrières électriques
-…
4-La suppression de certains risques.
Des actions sont envisagées au niveau :
èDes pouvoirs publiques :
-normes pour les jouets (CE + NF)
-les décrets concernant les articles de puériculture
-textes de loi concernant les aires de jeux (dépend du maire de la commune).
èDes fabricants :
-écartement des barreaux de lit à 7cm
-sécurité des portes automatiques de garage
èDes utilisateurs :
-bouchons de sécurité
-blisters
-flacon gouttes lent.
5-La surveillance.
-Elle doit être attentive.
-Ne pas seulement être présent, mais anticiper tout ce qui pourrait être dangereux pour l’enfant.
-Faire venir un comité de sécurité : les pompiers. Ils voient tout et sont de bons conseils.
-Il faut que l’enfant se sente en sécurité et écouté.
-L’angoisse et le stress des parents ne doivent pas être ressentis par l’enfant afin d’éviter qu’il devienne craintif et maladroit, et qu’il ne perde pas confiance en lui.
6-L’éducation au risque.
-Elle nécessite dialogue et confiance. Pas d’interdit à outrance, ni de laxisme à outrance.
-Lui expliquer que l’adulte aussi a des interdits.
Avant 3 ans : surveillance totale.
Après 3 ans : expérience du risque, doublée de l’apprentissage.
-Lui apprendre les signaux conventionnels, les pictogrammes usuels.²
En tant qu’EJE on dispose de matériel de prévention qui, sous forme ludique, permet à l’enfant d’acquérir des réflexes face à des situations dangereuses. Il existe des plaquettes d’information pour les parents au niveau des CRES ou CPAM qui seront utiles lors des réunions dans nos structures.
La prévention des accidents domestiques est l’affaire de tous les parents, enfants, professionnels de santé, de la petite enfance, médias, et industriels. La sensibilisation de chacun permettra de faire reculer le nombre d’accidents et permettra d’éviter les séquelles physiques et psychologiques.
B-Les secours d’urgences.
-Médecin traitant : nous oriente en fonction de ce qu’il voit.
-Pompiers : 18 : L’avantage est qu’ils ont une proximité de terrain. Ils sont en relation continuelle avec le SAMU. Ils dépendent du département. Ils peuvent effectuer des soins de survie.
-Centre anti-poison : 0825 812 822 : donne des conseils par téléphone. On les appelle si l’enfant a l’air bien, ils vont nous demander :
-l’âge
-le poids
-quel produit avalé
-depuis quand
-quantité
-état actuel.
En fonction de ça, ils conseillent. En général ils demandent de quand même consulter un médecin traitant car eux, ils ne voient pas l’enfant.
-SOS médecin : 0820 33 24 24
-SOS mains : 03.20.95.75.75 : Lesquin. Mettre le doigt coupé dans un sachet. Envelopper ce sachet d’un sopalin. Mettre le tout dans un sachet de glaçons. Pour que la greffe reprenne, l’opération doit avoir lieu dans les 7h. NE PAS DONNER A MANGER OU A BOIRE car il va y avoir anesthésie générale.
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| Présentation |  21 ans. Après un Bac S, je suis en formation d'Educatrice de Jeunes Enfants et propose mes cours d'EJE en majorité (de santé en majorité, mais aussi de psychopédagogie, de droit, ...). Par manque de temps je ne poste pas souvent, mais je suis disponible par email.
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| commentaire(s) | PMI coucou (21/11/2007 15:13)salut salut je crois... Les Angines fred (13/11/2007 20:02)Bonjour
suite a une... Le diabète gaouar (07/10/2007 00:56)bonsoir,
je suis sa... |
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