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Cours de santé et autre de la formation EJE qui peuvent servir à d'autres (ETUDIANTS et PARENTS) ! ! !
vendredi 18 mai 2007, a 09:12
Présentation.

  Bonjour à toutes et à tous.

Ce blog est destiné aux étudiants mais également aux parents qui ont besoin d'informations (exactes puisqu'elles sont enseignées en école) sur une structure petite enfance, une maladie, ou quoi que ce soit en rapport avec les enfants. J'y ajouterai une pincée de droit, et une petite touche de psychopédagogie...

Je n'ai malheureusement plus le temps pour le moment de tapper mes cours et les mettre sur le blog. Cependant, si vous êtes étudiants EJE ou futurs étudiants EJE, je suis disponible par email, et je prends vraiment le temps de répondre au plus vite à vos questions.

dimanche 05 octobre 2008, a 12:22
Approche socio-historique de la famille et de l'enfance

L'enfant n'avait pas de véritable place dans le monde ancien. Pour Philippe Ariès, l'enfance était un temps de transition qui était vite passé. C'était une période fragile où la survivance était compromise. Cette situation est acceptée comme une fatalité et ce n'est que lorsque l'enfant arrive à l'âge adulte qu'il devient intéressant. C'est vers la fin du 18ème siècle qu'une sensibilité nouvelle se développe pour l'enfant.

 

I-Le statut de l'enfant avant 1760.

 

L'amour en plus, Elisabeth Badinter.

 

Elisabeth Badinter est plutôt féministe. Elle veut démontrer que l'amour maternel est socialement construit. Ce n'est pas instinctif. C'est la société qui va progressivement imposer aux femmes ce modèle. Elisabeth Badinter s'appuie sur les travaux de Philippe Ariès (L'enfant et la vie familiale sous l'ancien régime).

Il a étudié l'iconographie, la pédagogie et les jeux des enfants pour démontrer que le sentiments d'enfance s'est ancré progressivement dans les mentalités.

Elisabeth Badinter va reprendre cette idée et enrichir l'analyse. Les perceptions de l'enfant avant 1760 :

h      L'enfant fait peur. C'est un héritage de Saint Augustin (théologien) qui a élaboré et diffusé une image dramatique de l'enfance. L'enfant est symbole de la force du Mal. C'est un être imparfait accablé sous le poids du péché originel. L'enfant est accusé des plus grands péchés et il est forcément marqué par l'imperfection alors que l'adulte lui, serait marqué par la perfection. La pensée augustinienne va peser sur l'histoire de la pédagogie et les pédagogues recommandent aux parents la froideur à l'égard de leurs enfants. Pour les pédagogues, la tendresse gâche l'enfant et le rend vicieux. Descartes va reprendre ces idées : pour lui l'enfance est une période de faiblesse d'esprit. L'enfant est dénué de jugement et ne serait dirigé que par ses sensations.

h      L'Enfant-gène. L'enfant, et plus particulièrement le nourrisson paraît être un fardeau insupportable pour le père auquel il prend sa femme et c'est donc aussi un fardeau pour la femme par ricochet car elle ne peut se consacrer à son mari. Les soins, l'attention et la fatigue que représente un enfant n'apparaît pas être du goût des parents. C'est en cela qu'il gène. Il existe donc toute une gamme de solutions pour se débarrasser de l'enfant (et c'est socialement admis) :

Ø            Le refus de l'allaitement et la mise en nourrice avec des pratiques qui varient selon les milieux sociaux. (Plus on est pauvre, plus l'éloignement est important). Ce sont les plus pauvres qui mettent le plus leur enfant en nourrice. Par contre, la noblesse et la haute bourgeoisie préfère la nourrice à domicile. (Mais ils n'avaient pas plus de contact malgré tout.) L'exception est le monde paysan qui gardait leurs enfants chez eux et qui était bien souvent nourrice eux-mêmes. Un enfant reste en moyenne 4 ans en nourrice sans contact avec ses parents.

Ø            Abandons fréquents de l'enfant à l'hôpital. C'est pratiqué par les familles pauvres.

Ø            Les enfants dormaient avec leurs parents sans précaution et il y a donc eu beaucoup de mortalité infantile par écrasement pendant leur sommeil.

Ø            Pratique de l'infanticide.

 

h      Mépris pour l'enfant. Il est désigné par le mot « Poupart ». L'enfant est considéré comme un jouet amusant mais dès qu'il a fini de distraire il cesse d'intéresser. C'est cette image de l'enfant qui implique l'absence de médecine infantile. Le terme de pédiatrie naît en 1872. L'enfant est considéré comme difficile à soigner pour la simple raison qu'il a du mal à exprimer ce qu'il ressent, or le diagnostic médical repose sur le langage.

 

II-L'indifférence maternelle.

 

En s'appuyant sur des éléments historiques ou culturels, Elisabeth Badinter va chercher les liens entre parents et enfants. Elle identifie des marques d'indifférences des mères vis à vis de leur enfant :

c       Absence apparente de chagrin à la mort de l'enfant. La mort du petit enfant est ressentie comme un accident presque banal qu'une naissance ultérieure viendra réparer. Philippe Ariès l'explique par la démographie et la mortalité infantile particulièrement importante. Quand une mère montre du chagrin, son comportement est considéré comme curieux.

c       A cette époque là, l'amour parental est sélectif. Il y a une inégalité de traitement très forte entre les enfants selon le sexe et la place qu'il occupe dans la fratrie. Les aînés (garçons) sont toujours les plus choyés et les mieux éduqués selon les moyens des parents.

c       Refus de l'allaitement : l'allaitement est considéré par le corps médical comme physiquement mauvais pour la mère et ce refus est aussi justifié par des arguments esthétiques : il déformerait la poitrine. Ce refus d'allaitement est surtout porté par les femmes de la noblesse et par voie d'imitation, s'est répandu dans la société (sauf à la campagne). En plus, comme les médecins interdisent les rapports sexuels pendant l'allaitement (le sperme altérerait la qualité du lait), les hommes sont contre celui-ci.

 

Les femmes montraient une volonté de s'émanciper. Pour témoigner de cette indifférence, il y a de nouveau les actes d'abandon (la mise en nourrice) qui augmente fortement la mortalité infantile car :

-l'enfant est nourri sans règle ni horaire (cela génère des maladies qui deviennent fatales pour l'enfant).

-utilisation de narcotique ou d'alcool dans le biberon pour que l'enfant dorme et que les femmes puissent aller travailler aux champs.

-l'usage de l'emmaillotement est facteur de malaises et de maladies pour l'enfant.

-présence de pratiques qui consistaient à laisser un enfant attaché à un clou par son maillot.

 

En moyenne, les enfants restaient jusque l'âge de 4 ans chez la nourrice et vers 8 ans les enfants des familles les plus favorisées allaient en pension, en internat scolaire. Ceux des ménages moins favorisés étaient mis en apprentissage dans une ferme chez les voisins, …

 

A cette époque, la mortalité infantile est particulièrement élevée : Sur 1000 enfants qui naissaient :

-720 survivaient à la 1ère année

-574 arrivaient à l'âge de 5 ans

-525 arrivaient à l'âge de 10 ans.

Les enfants qui sont gardés et nourris par leur mère meurent 2 fois moins que ceux qui sont mis en nourrice.

 

III-Une nouvelle valeur à partir de 1760 : l'amour maternel.

 

A partir de 1760, en France, un certain nombre de publications recommandent aux mères de s'occuper personnellement de leurs enfants et leur ordonne de les allaiter. Cela crée pour les femmes l'obligation d'être une mère avant tout.

 

Pourquoi les choses changent ?

 

1-Un discours économique apparaît.

 

Il y a une prise de conscience de l'importance de la population pour une nation liée à la naissance de la démographie et à des pratiques de comptage et de dénombrement de la population.

 

L'enfant va prendre une valeur marchande et est perçu comme une richesse économique. L'être humain est considéré comme une denrée précieuse notamment pour l'Etat car il est garant de la puissance militaire de l'Etat et est une richesse. Par conséquent, toute perte humaine est considérée comme un manque à gagner pour l'Etat.

 

2-Le discours philosophique.

 

La philo des lumières va favoriser le développement de l'amour et de son expression. Cette philo va aussi diffuser des idées d'égalité (entre homme et femme et aussi entre enfants) et de bonheur individuel.

 

En matière de bonheur, pour l'atteindre, ce qui devient valorisé c'est de bien vivre l'ici et maintenant alors qu'avant, la vie sur Terre servait surtout à préparer la vie après la mort.

 

Ce qui est également développé, c'est de vivre dans un corps sain avec une condition de vie satisfaisante pour tous. On va donc finalement valoriser les relations entre époux et les relations heureuses parents-enfant. On recommande aux maris de ne plus battre leur femme. La correction maritale n'est plus de mise. Dans le cadre de cette philo, on affirme que la nouvelle mère doit nourrir son enfant pour son plaisir et pour celui du nouveau-né. Les parents vont être considérés comme étant responsables du bonheur ou du malheur de leur progéniture.

 

Cette tendance va augmenter jusqu'au 20ème siècle.

 

3-Le discours de l'intermédiaire.

 

Les médecins adoptent un discours radicalement différent. La préoccupation la plus agréable pour une femme est de s'occuper de son enfant. C'est un devoir. Le corps médical affirme que les mères qui n'allaitent pas mettent leur propre santé en jeu et insiste sur le danger de la rétention du lait. Il affirme que les femmes qui ne sont pas nourricières s'exposent à des maladies des glandes mammaires, de l'utérus voir à un cancer des mamelles. Il y a un discours menaçant en faveur de l'allaitement.

 

IV-La nouvelle mère.

 

Dès la fin du 18ème siècle, on voit apparaître une image de la nouvelle mère. Les traits vont s'accentuer dans les 2 siècles qui vont suivre :

-Adoption de l'allaitement maternel : il y a une diminution de la mise en nourrice.

-Abandon de l'emmaillotage. Mais il n'est pas socialement réparti. Il perdure jusque la fin du 19ème siècle dans les milieux populaires et agricoles.

-Adoption de l'hygiène corporelle. C'est Rousseau qui prônait le bain quotidien pour le petit enfant (nombreux écrits). On baignait l'enfant à l'eau froide pour qu'il bouge par avant il ne pouvait pas car était emmailloté.

-On recommande de prodiguer de la tendresse.

-La mort de l'enfant est vécue comme un drame.

-La santé devient un sujet de préoccupation majeure.

 

Les mères commencent à demander des conseils et donc la pédiatrie naît. La nouvelle norme est que les mères doivent être avec leur enfant.

 

Les mères sont constamment avec leur enfant (allaitement, surveillance, bain, promenade, …). Ne pas aimer ses enfants est devenu un crime inexplicable. Il y a l'abandon de la nourrice, mais également l'abandon de la mise en pension. Avant elle était très valorisée, mais maintenant elle est une menace de punition.

 

Qui est cette nouvelle mère ?

 

Elle appartient plutôt aux classes moyennes et à la bourgeoisie aisée. Elle ne font pas partie de l'aristocratie et n'ont donc pas d'ambition mondaine ni de prétention intellectuelle. Elle n'ont pas non plus besoin de travail auprès de leur mari comme par exemple les agricultrices. Elle est plutôt plus provinciale que Parisienne. Pour ces femmes, c'est l'occasion de se trouver une fonction valorisante, une utilité sociale. Par contre, ce sont les femmes les plus défavorisées qui adoptent en dernier cette mode. Jusqu'au début du 20ème siècle, parmi les familles les plus pauvres on retrouve toujours la mise en nourrice, l'abandon et un taux de mortalité qui est resté inchangé. En 1907, encore 80000 enfants sont placés en nourrice à la campagne, soit 40% des nouveaux nés qui vivent en grande ville. Sur les 25000 enfants placés en nourrice en 1850 : 20000 meurent. Tout au long du 19ème siècle, il n'y a pas de comportement maternel qui est unifié.

 

 

V-L'émergence de l'enfance.

 

Cf Martine SEGALEN (sociologue française de la famille).

 

Segalen va reprendre un certain nombre de travaux pour démontrer que les thèses de Ariès, même si elles sont contestées, cela n'ôte rien à leur caractère pionnier. Elles vont être contestées par les historiens qui disent qu'à l'époque du Moyen Age, le sentiment d'enfant existait. Pour Segalen, la découverte de l'enfance serait concomitante de la montée du sentiment amoureux et l'évolution démographique.

 

 

1-Le cadre démographique.

 

L'originalité de la France est que la baisse de la fécondité est relativement précoce par rapport à d'autres pays européens. Celle-ci s'esquisse à partir de la fin du 18ème siècle. Elle s'accentue au 19ème siècle. Il y a un léger redressement entre les 2 guerres, puis un babyboom après 1950 qui s'achève en 1970. A partir des années 80, c'est assez stable, mis à part un petit pic en 2000.

 

Pourquoi y a-t-il eu cette baisse plus précoce de la fécondité en France ?

 

Ø      Le mariage est devenu plus tardif. En 1750 il était à 26 ans. En 1950 il était à 23 ans. Aujourd'hui c'est environ 29 ans et pour le premier enfant c'est 30 ans à Paris.

Ø      Il y a aussi les pratiques religieuses qui sont respectées et qui imposent des périodes d'abstinence au couple. Il y a aussi les pratiques d'allaitement prolongées.

Ø      Pour la génération en 1750, la descendance nette (nombre d'enfants qui atteint l'âge adulte) est à 2 enfants. En 1950, la descendance nette est de 1.9 enfants.

Ø      Par ailleurs, il y a la contraception naturelle qui est adoptée en France au 18ème siècle. Cela touche toutes les classes sociales. La contraception est donc masculine.

Ø      A partir des années 1970, la contraception va devenir féminine : 1967 la commercialisation de la pilule est autorisée et on voit apparaître le stérilet. Les techniques contraceptives modernes sont marquées par une double emprise féminine et médicale. Il y a également une évolution des mœurs : la sexualité et la reproduction sont désormais dissociés.

Ø      A partir des années 50, la famille repose sur la volonté de ses membres du choix d'avoir 2 enfants.

 

2-L'évolution des relations parents-enfants.

 

Segalen s'y est intéressée au 19ème siècle. Elle a brossé un tableau au 19ème siècle en ayant des éléments sur les milieux différents.

 

P       Le jeune enfant dans la société rurale : il apparaît que les techniques d'élevage et d'éducation tendent à respecter le rythme de l'enfant (on le nourrit, on le change et on le couche à sa demande) même si les médecins à cette époque là préconisent des horaires rigides. Dans les familles rurales au 19ème siècle, l'enfant est élevé, nourri et socialisé par le groupe domestique élargi, c'est à dire les parents et les grands-parents mais les rapports avec les parents sont marqués par la rigueur et l'autorité, alors que les grands-parents c'est la douceur et la complicité. On explique cette différence par le fait que l'enfant est le « bâton de vieillesse » du grand-parent. Les relations proches grands-parents et enfants sont liées au fait de l'absence de protection sociale et les grands-parents s'assurent de vieux jours en investissant sur leurs petits enfants.

 

P       L'enfant dans la famille bourgeoise : il y a une prise de conscience de l'existence d'une personnalité enfantine et un rallongement de la période de l'enfance. Les enfants sont moins nombreux, ils sont mieux soignés et éduqués et surtout ils sont perçus comme un capital. Dans la famille bourgeoise il existe une différenciation marquée des rôles des parents. Le père est responsable de l'éducation des enfants alors que la mère est plutôt responsable de l'élevage. Ces mères sont souvent aidées par des gouvernantes, des servantes, voire des nourrices pour celles qui n'allaitent pas. A l'époque, les principes d'éducation sont fondés sur l'autorité et le contrôle.

 

P       Dans la famille ouvrière : avec l'industrialisation au 19ème siècle, l'attitude à l'égard des enfants oscille entre plusieurs modèles à la différence des familles bourgeoises et paysannes. La famille ouvrière serait une famille dans stratégie, d'où une fécondité importante. Le signe de l'embourgeoisement d'une famille ouvrière, c'est le nombre d'enfants : le contrôle des naissances. Les enfants sont nombreux dans les familles, notamment parce qu'ils peuvent assurer des revenus complémentaires une fois la petite enfance passée, surtout en l'absence de système social. Les relations parentales s'inscrivent dans un rapport dominant – dominé, c'est-à-dire il y a emprise très forte sur les enfants et le patronna a tendance à préconiser l'arrêt de l'activité professionnelle des femmes et de se consacrer aux enfants. Pour les sociologues, la famille ouvrière n'a pas de projet, et le seul projet qu'elle a, est impulsé par la bourgeoisie.

 

3-Le jeune enfant dans la famille contemporaine.

 

L'ère des familles très nombreuses est révolue. L'enfant est voulu et pensé comme un prolongement du couple et est programmé au moment qui convient le mieux aux parents et surtout à la mère.

 

Dans les années 80, on parlait encore du choix entre travailler et élever ses enfants chez soi. On était dans une société maternante avec une valorisation excessive de la maternité d'après Segalen et surtout une culpabilisation des femmes qui travaillaient tout en ayant des enfants.

En Allemagne et au Japon, on n'admet pas qu'une femme reste sur le marché du travail en ayant des enfants.

 

Les mentalités vont évoluer assez vite et à partir des années 90, les femmes vont concilier vie professionnelle et maternité en faisant le choix de différer un peu la maternité.

Depuis 1960, il y a 3 évènements majeurs qui ont marqué la petite enfance :

-les progrès en matière de santé de l'enfant qui ont quasiment éradiqués la mortalité infantile.

-le développement de l'activité féminine.

-le développement des modes de garde en dehors du milieu familial.

 

Toutefois la situation actuelle rend difficile la naissance d'un 3ème enfant. L'attitude à l'égard du 3ème enfant est spécifique en France, alors que le 2nd apparaît comme obligatoire, le 3ème est plutôt envisagé sous un mode hédoniste (pour se faire plaisir) et il intervient que si l'organisation quotidienne est satisfaisante ou que la situation économique du couple tend à le permettre. La plupart des couples préfèrent se limiter à 2 enfants.

 

 

VI-L'évolution du regard sur la relation parentale.

 

Cf Gérard NEYRAND.

 

Neyrand a essayé de comprendre pourquoi les approches intellectuelles (psycho, psycha, socio, …) ont marquées l'évolution des relations parentales.

Il y a plusieurs aspects :

En 1970, la loi reconnaît à la mère la même autorité sur l'enfant qu'au père puisqu'on passe dans le texte de loi de la notion de puissance paternelle à celle d'autorité parentale conjointe. Pour Neyrand, c'est la fin officielle de l'ère patriarcale. Il y avait avant 1970 une évolution qui se dessinait.

 

Qu'est-ce qui a amené cette évolution ?

 

1-L'impact de la psychanalyse.

 

La psychanalyse va constituer le soubassement des conceptions modernes de la relation parentale (Freud).

Dans les années 30, J Lacan a élaboré la théorie de la fonction symbolique du père (séparer la mère de l'enfant pour éviter la fusion). Les médias vont retenir que la présence du père n'est pas nécessaire si sa fonction symbolique est préservée. On va réaffirmer que les carences affectives résultent d'une insuffisance maternelle. Pour éviter les carences affectives, il doit y avoir une présence forte de la mère.

 

2-L'idéalisation de la relation maternelle.

 

C'est à partir de l'après guerre.

Le couple mère – enfant est pensé et est vécu comme irremplaçable. La relation concrète du père au bébé est considérablement minorée. C'est l'époque où est diffusée l'idée que le père est incapable de partager avec la mère la responsabilité d'un bébé. Les pédiatres de l'époque estiment que le rôle concret du père, c'est d'assurer un bon environnement à la mère.

 

3-L'évolution à partir des années 70.

 

C'est surtout les théories féministes qui vont produire un renversement de perspective elles montrent l'importance significative de la présence d'autrui. Selon les psychologues donc, l'enfant pour se développer harmonieusement a besoin des tiers extérieurs, d'un environnement plus large.

Il y a des instances de socialisation (les modes de gardes collectifs) peuvent jouer ce rôle. Les féministes vont valoriser ces modes de gardes. Une brèche est finalement ouverte dans la conception gynocentrique (centrée sur la relation mère – enfant) de la socialisation et donne une nouvelle légitimité (apparition des maisons vertes). L'action des lieux d'accueil mais aussi au père dont on va essayer de valoriser la présence aux yeux de l'enfant.

 

4-La présence du père.

 

Jusqu'à la fin des années 70, on ne se pose pas la question de l'intérêt de la présence du père pour le jeune enfant.

 

Au début des années 80, ce sont surtout les sociologues qui vont s'y intéresser au travers de l'analyse de la dissociation familiale (analyse du divorce et des conséquences de la paternité) qu'on commence à s'intéresser au rôle du père. Le père doit commencer à avoir une action dans les années 80 quand l'enfant a quitté la prime enfance (quand il sait marcher). Il est exclu des soins physiques du bébé.

 

Un sociologue féministe a étudié la presse enfantine (Popi, Petit ours brun, …) pour essayer de voir aujourd'hui où en est la place du père.

 

Que peut-on en dire aujourd'hui à travers la littérature enfantine ?

 

C'est une étude de Sylvie Cromer en mai 2008 qui fait un rapport « comment la presse pour les plus jeunes contribue à élaborer la différence des sexes ? » en 2 tomes : 1 qui porte sur les parents, l'autre sur les presses d'enfants. En lisant, les enfants intériorisent un certain nombre de comportements (la maman de petit ours brun lui donne a manger, donc c'est le travail de la mère). Pour Cromer, les écrits à destination des enfants s'avèrent être une voix majeure de la socialisation. A travers ces écrits s'élaborent les habitudes mentales et comportementales de manière le plus souvent implicite.

Au travers de la lecture de ces magazines ils appréhendent la façon de comprendre le monde. L'hypothèse posée par les sociologues c'est que la presse jeunesse est une fabrique privilégiée des représentations du masculin et du féminin. Elles vont regarder au travers d'un corpus de toutes les éditions de 2000 à 2004 (505 revues sorties dans les différentes revues de presse : Disney, Bayard, …).

L'accès au magazine :

-74% des cadres lisent à leurs enfants.

-67% des professionnels intermédiaires

-61% des employés

-56% des ouvriers.

 

Elles en concluent que parmi la population des protagonistes principaux (héros, personnage principal, …), la population porte plus d'enfants que d'adultes et surtout plus de personnes masculines que de personnes féminines. Ce sont souvent des séries avec des héros qui sont seuls mais pas solitaires parce qu'il y a une présence plus ou moins discrète des parents, parfois quelques autres membres de la famille et beaucoup plus rarement d'autres enfants. C'est pour les plus jeunes que le héros semble le plus seul. Ce qui caractérise les héros seuls c'est qu'ils entretiennent des relations privilégiées avec un doudou. Chaque aventure vise à renforcer les liens entre le doudou et le bébé. Des héros un peu plus grands sont placés eux, au cœur des relations familiales (petit ours brun, Picou, …) privilégient la mise en scène de la famille (tous les membres de la famille sont des héros (famille Choupignon : famille biparentale avec 3 enfants)). Les héros peuvent aussi être solitaires, détachés de tout lien familial et humain (Mimi Cracra). Enfin, certains héros sont avec des pairs mais sans aucune référence à une appartenance familiale (Paco et Jojo, Lapinou-Lisette-Toupic, …). Il en ressort que beaucoup de héros sont des garçons et très peu de filles. Les seules filles ont un caractère bien trempé. La majorité des héros sont des enfants uniques dans des familles biparentales. Ils occupent une maison avec jardin. La presse enfantine vise à favoriser l'apprentissage de l'autonomie et les activités et interactions avec les parents sont de nature différentes , c'est-à-dire que les mère sont plutôt sur des activités de maternage à l'intérieur des maisons, alors que les pères jouent avec l'enfant à l'extérieur.

La gamme d'action des pères serait un peu plus variée, c'est-à-dire qu'ils peuvent faire ponctuellement du maternage, ont une activité professionnelle. Pour les 3 sociologues féministes qui ont fait cette étude, la socialisation s'avère toujours sexuée, même si c'est de manière plus subtile que dans les années 60. Le garçon est toujours l'élu et les femmes sont en 2nde place pour entourer ce petit héros. Quant aux adultes, l'inscription des femmes est préférentiellement dans la sphère privée alors que les hommes, eux, vont évoluer dans les 2 sphères (domestique avec des interactions avec l'enfant, et publique).

La compétence paternelle tend à s'affirmer et la présence paternelle est valorisée auprès de l'enfant et d'autant plus valorisée que les relations fusionnelles mère – enfant tendent à être dénoncées.

 

Les rapports à l'enfant au 18ème siècle sont inexistants puis on va dire que les rapports mère – enfant sont important, et aujourd'hui on dit que les rapports père – enfant le sont également.

dimanche 05 octobre 2008, a 12:17
La filiation naturelle

Un enfant est naturel lorsque ses parents ne sont pas mariés ensemble lorsqu'ils le conçoivent ou le jour de sa naissance.

 

On a 3 types d'enfants naturels :

 

»       L'enfant naturel simple : ses 2 parents sont célibataires et pourraient mais ne souhaitent pas se marier.

»       L'enfant naturel adultérin : l'un de ses parents ou les deux sont mariés avec une autre personne.

»       L'enfant naturel incestueux : ses parents ne peuvent pas se marier soit à cause d'un empêchement relatif ou absolu.

 

La filiation maternelle et paternelle d'un enfant naturel n'est pas automatique. Les deux parents doivent établir leur filiation à l'égard de l'enfant et le faire séparément. Il faut un acte volontaire des deux parents.

 

 

I.       L'établissement de la filiation naturelle.

 

Elle peut s'établir de manière volontaire ou en justice.

 

A)    L'établissement volontaire :

 

Elle se fait par le biais de la reconnaissance. Celle-ci est un acte par lequel un homme ou une femme affirme sa filiation à l'égard de l'enfant naturel.La reconnaissance n'est pas obligatoire, c'est un acte volontaire. De plus c'est un acte individuel, celui qui reconnait l'enfant n'a pas à demander à l'autre son autorisation.

 

La reconnaissance est un devoir de filiation => obligation alimentaire. Tous les enfants naturels simples et adultérins peuvent être reconnus par un ou les deux parents. La reconnaissance se fait par déclaration à l'officier d'état civil au moment de la déclaration de la naissance. Mais elle peut avoir lieu à tout moment avant ou après la naissance et dans ce cas elle est rétroactive. La reconnaissance peut se faire devant un notaire ou par jugement.

 

Il n'y a pas de filiation sans reconnaissance => pas d'autorité parentale.

 

La reconnaissance peut être annulée si l'acte n'est pas valable ou si ça ne correspond pas à la réalité. Toute personne qui y a intérêts peut pendant 30 ans intenter une action en contestation de reconnaissance, sauf dans un cas : si la personne qui fait l'action à reconnu l'enfant et s'est comportée comme le vrai père pendant au moins 10 ans.

 

 

B)    L'établissement par action judiciaire :

 

§      L'action en recherche de paternité :

 

Elle peut être exercée dès la naissance par son représentant légal (la mère) dans les deux ans qui suivent la naissance ou par l'enfant lui-même dans les deux ans qui suivent la majorité. Si l'action aboutit, la filiation est établie rétroactivement au jour de la naissance et le père peut être condamné à verser une pension alimentaire.

 

§      L'action en recherche de maternité :

 

L'enfant a 30 ans pour agir mais ce n'est pas possible si la femme a accouché sous X.

 

II.    Le statut de l'enfant naturel.

 

Normalement le principe est celui de l'égalité de traitement entre l'enfant légitime et naturel (notamment en matière de succession). Mais cela est vraiment seulement si la filiation naturelle est établie à l'égard des deux parents.

L'enfant naturel aura le nom de celui qui le déclare en premier. La loi du 04 mars 2002 est venue modifier les règles concernant les noms de famille.

L'enfant légitime prend le nom de son père sauf si les parents décident de lui donner le nom de la mère ou les noms des deux parents dans l'ordre qu'ils choisissent (cet ordre sera le même pour les enfants suivants).

 

Pour l'enfant naturel cela dépend des situations :

 

µ      Les parents font une reconnaissance simultanément : ils ont le choix de donner le nom de l'un ou de l'autre ou les deux dans l'ordre qu'ils veulent.

µ      L'enfant n'a qu'une filiation : Il prendra le nom du parent qui l'a reconnu.

µ      L'enfant a  une reconnaissance différée : Il prendra le nom de celui qui l'a reconnu en 1er.

 

dimanche 05 octobre 2008, a 12:13
Droit de la famille

Avant propos.

 

Pour l'enfant, la famille est l'institution de référence. Elle représente pour lui le 1er lieu de socialisation et de protection.

Mais que signifie le terme famille ?

La réponse n'est pas évidente d'abord parce qu'il n'existe aucune définition juridique de la famille, ensuite parce que la composition et la perception de la famille ont beaucoup changé en raison de l'évolution des mœurs. Nous allons tenter de comprendre cette évolution en traitant dans une première partie les différentes formes de couple et ensuite nous aborderons la notion de filiation (lien juridique entre parent et enfant) légitime, naturelle, ou adoptive.

 

Le JAF : mariage, divorce, droit de garde …

Le juge pour enfants : protection de l'enfant et justice des mineurs.

 

Introduction.

 

v     La notion de famille.

 

La famille peut être entendue dans un sens restreint. On parle alors de parents et de leurs enfants. Mais on peut aussi parler de la famille au sens large, dans ce cas on entend l'ensemble des personnes ayant entre elles un lien d'alliance ou de parenté.

 

Le lien de parenté est le lien normalement créé par le sang. Il existe 2 types de parenté :

-La parenté en ligne directe : elle relie les ascendants aux descendants.

-La parenté en ligne collatérale : elle relie les membres d'une famille qui ont un ou plusieurs ascendants communs.

 

Le lien d'alliance est créé par le mariage. Il existe 2 types d'alliance :

-En ligne directe : elle unit l'épouse ou l'époux aux descendants ou aux ascendants du conjoint.

-En ligne collatérale : elle unit l'époux ou l'épouse aux frères et sœurs du conjoint.

 

 

 

 

v     L'évolution de la famille.

 

Depuis très longtemps, le schéma classique de la famille a été celui de la femme légitime (un homme et une femme se marient. Ils ont des enfants légitimes, c'est-à-dire conçus pendant le mariage, et demeurent mariés jusqu'au décès de l'un d'entre eux.) Cependant, sous l'influence de l'évolution des mœurs qui se caractérisent notamment par le recul du nombre de mariages, et l'augmentation du nombre de naissances hors mariage, l'explosion du nombre des divorces, les remariages, et le développement de l'adoption, de nouveaux modèles familiaux ont vu le jour.

 

Il y a différents types de famille :

-Les familles naturelles : le père et la mère de l'enfant ne sont pas mariés.

-Les familles monoparentales : l'enfant est élevé par un seul parent.

-Les familles recomposées : un homme et une femme ont eu des enfants d'un 1er lit et vont créer un nouveau couple (et pourquoi pas avoir d'autres enfants ensemble).

-Les familles homoparentales : 2 personnes de même sexe décident de devenir parents soit par adoption, soit par la procréation médicalement assistée.

mercredi 27 juin 2007, a 22:45
La connaissance du jeune enfant

  1-L’enfant.                                 C’est quoi ?

 

La notion d’enfant a une histoire : de Rousseau à Dolto, en passant par Montéssori, Cyrulnik, Frenet … la vision de l’enfant est différente. L’enfant, c’est d’abord une histoire, c’est très récent que l’on reconnaisse à un bébé, une connaissance (1990). Le bébé est une personne.

 

L’enfant, et la notion d’enfant évolue en fonction de nous et de la société. Un enfant a un nom, un prénom, un âge, c’est une personne. L’enfant, on ne peut pas mettre ses noms dans des articles, par exemple. Il vaut mieux changer son prénom. Il faut respecter cette notion de personne à laquelle il a droit. Toujours mentionner son âge précis lorsque l’on fait des observations, ou lorsqu’on prend des dessins d’enfants.

 

Le relationnel est important. Pour se développer il a besoin d’un univers relationnel diversifié. La relation mère/enfant a changé au fil des années. Pour un bébé, la relation au père a également un apport pour le trio. Pour grandir, il a besoin de son père, et de sa mère, il a également besoin d’une diversité relationnelle. Tout ne se résume pas à la mère. Le père, la famille, les amis lui apportent aussi beaucoup.

 

           

            2-Connaissance.              D’où nous vient la connaissance de l’enfant ?

 

            Il y a de la diversité, et la priorité est l’observation. Ensuite, il y a les livres et les articles.

 

 

           

 

lundi 21 mai 2007, a 21:38
Les méningites

  LES MENINGITES :

 

La méningite est l'inflammation d'origine infectieuse des méninges.

Les germes responsables sont nombreux , le diagnostic se fait par une étude du LCR (liquide céphalo-rachidien ) prélevé par ponction lombaire .

 

On distingue

o        les méningites à liquide clair (LCR clair ) ou lymphocytaires : origine virale ou parasitaire ( de bon pronostic )ou tuberculeuse

o        les méningites à liquide purulent ( LCR trouble ) qui sont de grandes urgences médicales

 

Clinique :

o        altération de l 'état général :asthénie (fatigue) , vomissements en jets

o        syndrôme infectieux sévère avec fièvre élevée

o        signes méningés : céphalées (maux de tête = le bruit gène)

-photophobie (la lumière gène),

-vomissements en jet,

-raideur douloureuse de la nuque

 

On observe chez l'enfant : position en chien de fusil , tête en arrière, dos à la lumière

 

chez le nourrisson : état général altéré .

-Douleurs à la mobilisation

-fièvre

-troubles digestifs (vomissements , anorexie )

-somnolence

-hypo ou hypertonie

-fontanelle bombée

-parfois convulsions

-regard en coucher de soleil

 

Diagnostic et traitement :

 

Le diagnostic se fait grâce à l'étude du LCR :

 

Méningites à liquide clair :

 

o        si le LCR est clair dans 80% des cas il s'agit d'une méningite virale .

( oreillons = méningite ourlienne )

Ces méningites sont fréquentes mais bénignes et touchent le nourrisson et l'enfant de moins d'un an

le traitement est symptômatique : repos + antipyrétiques

évolution : guérison en quelques jours

dans 20% des cas il s'agit d'une méningite tuberculeuse ou parasitaire ou dûe à un champignon . Ces cas sont rares en France

 

Méningites purulentes :

 

o        si le liquide est purulent : à la culture du LCR on retrouve une bactérie :

le plus souvent pneumocoque ou haemophilus chez le nourrisson (rare depuis généralisation de la vaccination ) compliquent souvent une otite

méningocoque chez l'enfant plus grand

(souvent après une infection rhino pharyngée )

 

 

 

HOSPITALISATION

c'est une urgence médicale, il y a risque de décès ou de séquelles .

 

* Antibiothérapie par voie intra-veineuse : 2 ATB à forte concentration X 10 jours

* traitement symptomatique : antipyrétiques, antibiotiques

* traitement des éventuelles complications (convulsions

dimanche 20 mai 2007, a 20:22
Périodes de développement

  TONUS MUSCULAIRE :

7mois

 

èSensori-motricité

èIntéractions sensorielles et motrice.

èConditionnement.

èDépendance motrice et psychique.

PERIODE DE L’ACTE : 2ans

 

èSensori-motrice

èIntéractions corporelles et gestuelles [jeu]

èSchèmes

èPraxies [traces signifiantes]

LIAISON ACTE ET PENSEE :

2/3 ans (rapide et court)

èApprentissage

èIndépendance motrice

èLangage

èSymbole

èEmergence du « Moi sujet » [dessin bonhomme]

DISSOCIATION ACTE ET PENSEE :

4/7 ans

èReprésentation

èImitation

èRécit, dessin

èStratégies

èDémarche intuitive

èApprentissage [motivation, essais erreurs, consolidation, transfert]

èEmergence d’une personnalité sexuée

PERIODE LOGIQUE :

11/12 ans

èInvariant

èRaisonnement

èRôle de l’autre

èIndépendance intellectuelle

èPlace du groupe de pairs

PERIODE ADAPTATIVE :

Ado

èPensée déductive

èPose de l’idéal

>Rapport aux valeurs

èProjet de vie

èPassage à « l’état adulte » et souhait d’indépendance psychique (acceptation de sa personnalité).

dimanche 20 mai 2007, a 10:43
Surveillance médicale de l'enfant de 0 à 6 ans

  Surveillance médicale de l’enfant de 0 à 6 ans.

 

 

I-Les examens préventifs.

 

Tous les enfants de 0 à 6 ans sont l’objet d’une surveillance sanitaire et sociale si nécessaire.

20 examens sont prévus : 9 la première année, dont le certificat du 8ème jour et du 9ème mois + 2 examens par an les 5 années suivantes dont le bilan de 4 ans + le certificat du 24ème mois.

Les examens obligatoires doivent permettre le dépistage d’anomalie ou de handicap qui pourrait compromettre le développement harmonieux, la socialisation ou la scolarisation de l’enfant.

 

Chaque consultation comprend un examen soigneux effectué par un pédiatre ou un médecin généraliste. Une évaluation de la croissance physique de l’enfant, de son éveil psychomoteur, le dépistage d’anomalie. Il y a également les conseils de soin, l’éducation à la santé, point sur la santé de l’enfant, la diététique, la vitamine D et les vaccinations.

 

 

II-Le bilan des 4 ans.

 

C’est un bilan où la présence des parents est obligatoire. Ce bilan permet de dépister des handicaps qui pourraient compromettre les apprentissages de faire une synthèse médicale, de voir les problèmes psychoaffectifs ou éducatifs, de faire une éducation à la santé avec la collaboration des parents et l’instit, de faire une évaluation épidémiologique de la santé des enfants de cet âge là. Ce bilan est fait à l’école de l’enfant.

 

Ce bilan de 4 ans comprend aussi un dépistage auditif et visuel et un examen psychologique.

 

 

III-Les visites médicales.

 

Chaque visite médicale comprend :

-un interrogatoire minutieux

-une analyse d’urine

-les antécédents médicaux et chirurgicaux

-les vaccinations

-les mensurations

-un examen clinique (cœur, poumons, squelette, ganglions, audition, vue, développement psychologique, et diététique)

-les conseils.

samedi 19 mai 2007, a 19:05
Les vaccins

  1) les vaccinations obligatoires.

Pour tous : diphtérie, tétanos, poliomyélite. BCG (contre la tuberculose).

Pour les professionnels de santé : idem plus typhoïde, paratyphoïde A. et B., hépatite B.

Pour les vétérinaires : idem plus rage et fièvre de Malte.

Pour les égoutiers et les agriculteurs : idem plus leptospirose.

2) les vaccinations conseillées.

-- pour les nourrissons : coqueluche, oreillons, rougeole, rubéole, hémophilus influenzae (méningites), hépatite B.

-- pour les adolescents : hépatite B dans le cas où il n'y aurait pas eu vaccination antérieure.

-- pour les plus de 70 ans : grippe.

 

V) Calendrier vaccinal.

Premier mois : BCG si le nourrisson est dans un milieu à risques, obligatoires pour rentrer en collectivité d'enfants, même chez une assistante maternelle, à contrôler trois mois plus tard.

Deuxième mois : DT coq polio 1er injection + hémophilus influenzae b (Pentacoq) + hépatite B 1er injection.

Troisième mois : DT coq polio 2e injection + hémophilus influenzae b (Pentacoq) + hépatite B 2e injection.

Quatrième mois : Pentacoq 3e injection.

Douzième mois : hépatite B 3e injection + R. O. R. (rougeole oreillons rubéole) 1re dose pour garçons et filles ; ce vaccin sera effectué dès neuf mois s'il y a une épidémie de rougeole en collectivité avec revaccination six mois plus tard associée au vaccin contre les oreillons et contre la rougeole.

Dix-huit mois : Pentacoq 1er rappel.

24 mois : ROR rappel

De 3 à 6 ans : R. O. R. 3e dose.

Avant six ans : BCG obligatoire pour entrer en collectivité.

6 ans : DT polio 2e rappel (coqueluche et hémophilus exclus).

De 11 à 13 ans : DT polio 3e rappel + rappel tardif de coqueluche + hépatite B si l'enfant n'a pas été vacciné nourrisson (2 injections en un mois d'intervalle et la troisième cinq mois plus tard) + tests tuberculiniques I.D.R. pour vérifier la positivité du BCG sinon revacciner au maximum 2 fois.

De 16 à 18 ans : DT polio 4e rappel + rubéole pour les jeunes filles non vaccinées mais sous contraceptifs.

Après 18 ans : tétanos et polio tous les dix ans, hépatite B uniquement si groupe à risque, rubéole pour les jeunes filles non vaccinées, sous contraceptifs.

Après 70 ans : grippe tous les ans.

 

NB : s'il y a un retard dans la réalisation du calendrier vaccinal, ne pas refaire tous les vaccins mais reprendre et compléter en réalisant le nombre d'injections requises en fonction de l'âge.

samedi 19 mai 2007, a 16:34
Hépatites (A-B-C essentiellement)

  Hépatites.

 

1-Présentation.

 

Maladies virales du foi (A ; B ; C ; D et E). Les D et E sont moins connues car découvertes plus récemment.

 

A : on l’attrape si on boit de l’eau qui n’est pas bien traitée, souillée. Les aliments souillés sont également vecteurs de la maladie.

La contamination est orale.

Ex : coquillages, eau souillée, …

 

Elle se caractérise par un ictère (peau jaune).

 

C'est au moment de l'incubation que le virus peut être transmis par la voie fécalo-orale, par des personnes en incubation ou bien déjà malades. L'incubation est la période silencieuse correspondant au développement dans l'organisme de germes à l'origine de la maladie et qui ne se manifeste pas encore par des symptômes. Cette période se situe entre la contamination (contact avec le germe : contagion) et l'apparition des premiers symptômes de cette maladie (invasion). Les personnes infectées excrètent le virus dans les selles depuis deux à trois semaines avant le début clinique de la maladie (premiers symptômes présentés par le malade) jusqu'à quinze jours après.

 

Elle s’attrape soit de façon directe : féco-orale (selles) ou indirect (eau ou aliments souillés). Attention également à l’endroit où on se baigne !

 

Symptômes : -Fatigue

                      -Ictère

                      -Troubles digestifs (nausée, vomissements)

                      -Selles décolorées

                      -Urines très foncées

 

Evolution : favorable. Se fait toute seule.

Traitement : Il n’y en a pas.

 

Les enfants peuvent ne pas avoir de symptômes. L’ictère met une 15ène de jours à disparaître. Les autres symptômes partent en 1 semaine environ.

 

Prévention : -hygiène de l’eau et des mains

                    -éducation des enfants par rapport à l’hygiène (se laver les mains, ne pas boire n’importe quelle eau)

                    -quand une personne est malade à la maison : hygiène très importante. (vaisselle dans eau de javel, matériel à usage unique…)

 

C’est une maladie qui demande l’éviction de la collectivité jusqu’à 10jours après le début de la maladie.

 

Vaccin : Havrix*

Il se fait en 2 injections à 1 mois d’intervalle. On fait souvent ça quand on part en voyage. On ne peut pas vacciner les moins de 1 an.

 

 

 

 

B : ce sont les MST.

La contamination est directe par le sang et les liquides biologiques (sperme, larmes, sécrétions vaginales, peut être le lait de la maman, et peut être la salive).

 

Quand le sang est porteur, la contamination est indirecte par : une blessure, une piqûre (seringue souillée).

 

Incubation : entre 4 et 6 semaines.

 

Tableau clinique : comme pour l’hépatite A mais en plus sévère.

-Grande fatigue

-Ictère

 

Evolution : -hépatite aiguë avec le foi qui va très mal.

       -hépatite chronique : qui peut évoluer vers une cirrhose ou cancer du foi.

 

Traitement : pas au point. Il commence à apparaître.

 

Prévention : vaccination possible dès l’âge de 2 mois ; puis 1 mois après, puis 6 mois après. La vaccination a une mauvaise image car elle est accusée de provoquer des scléroses en plaque. Il y a de gros doutes. Sur un nourrisson il n’y a aucun risque.

La sclérose est une atteinte de la gaine des nerfs. Cela provoque une paralysie. Mais un enfant, à la naissance, n’a pas la gaine de myéline. (qu’il a ensuite de la tête d’abord, jusqu’aux pieds).

 

Si une femme enceinte est porteuse de l’hépatite B, elle peut la transmettre au bébé. Avant la naissance, c’est exceptionnel. Il peut se contamine en revanche à la naissance, et on se pose des questions pour l’allaitement. En plus, s’il y a crevasse… pas top. On vaccine directement l’enfant.

 

Prévention : sérodiagnostic quand on fait une déclaration de grossesse. EN cas de nouveau né de mère porteuse : sérum dans les heures qui suivent la naissance, et vaccin dans les jours. On vérifie ce qui se passe après.

 

 

C : Elle est transmissible que par le sang ou les produits sanguins. Identifiée en 1989. De mère à enfant très rare. Sexuellement : très exceptionnel. Ttention aux brosse à dents, rasoirs, pinces à épiler, …

Souvent elle passe inaperçu.

60 à 70% : évolue vers une chronicité et un cancer du foi.

 

Pas de traitement préventif. Il est curatif. Interféran* comme pour le SIDA.

Prudence : il faut être très vigilant avec tout ce qui est en contact avec le sang. Faire tous les soins en contact de sang avec des gants.

 

D : complication de la B. Si vacciné contre la B, protégé contre la D.

 

E : rencontrée dans les pays sous développés.

 

 

samedi 19 mai 2007, a 16:32
Grippe

  Grippe.

 

1-Présentattion.

 

Maladie virale, contagieuse, qui évolue par épidémie. Le virus est particulier car en constante mutation. Si on se vaccine, c’est pour 1 an. Le vaccin change tous les ans. Si on vaccine au début de la période d’incubation, on ne l’attrape pas.

Ce vaccin ne protège pas contre la grippe aviaire car ce n’est pas le même virus. Il n’existe pas de vaccin concernant la grippe aviaire.

 

 

2-Transmission.

 

La contamination se fait par voie directe par voie respiratoire. C’est très contagieux.

L’incubation est de quelques heures à 3-4 jours.

3-Evolution.

 

Période d’invasion :

-courbatures

-maux de tête

-un peu de fièvre qui commence.

Elle dure 24h.

 

Période d’état :

-syndrome infectieux

-fièvre élevée (39-40°C)

-fatigue

-toux sèche

-mal partout (tête, gorge, muscles)

 

La guérison, quand on n’est pas vieux ou pas malade se fait en quelques jours. La fièvre peut guérir en 4-5jours. La température grimpe, stagne, baisse, remonte, stagne et baisse. C’est le V grippal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4-Complications.

 

Surinfection, et faire une bronchite par derrière.

Si la toux devient grasse, et que la fièvre ne baisse pas, on donne un antibiotique pour traiter la surinfection.

Chez les vieux, et les personnes fragiles : mort car complications cardiaques.

 

 

5-Traitement.

 

Traitement symptomatique.

-repos

-boire beaucoup

-antalgiques et antipyrétiques

doliprane* et aspirine* toutes les 4h.

-antibiotique

 

 

6-Prévention.

 

Vaccination (1injection tous le ans en automne) : ¼ de dose pour les enfants.

On vaccine surtout les enfants qui ont des problèmes

-cardiaque

-mucoviscidose

-problèmes respiratoires

samedi 19 mai 2007, a 16:31
Tétanos

  Tétanos.

 

1-Présentation.

 

Maladie qu’on rencontre encore.

Plusieurs centaines de personnes sont atteintes en France surtout chez les adultes car ils ne se font plus vacciner.

Le germe pathogène se trouve dans la rouille, et dans la terre.

 

 

2-Transmission.

 

Le bacille à l’origine du tétanos va prendre une porte d’entrée qui va l’héberger. Le bacille va rester là et infecter. Il va libérer une toxine qui va s’attaquer aux muscles et les rendre durs et incapables de mouvement.

Les premiers muscles atteints sont ceux de la mâchoire, puis ça se diffuse dans l’organisme.

 

 

3-Evolution.

 

La contamination est cutanée, au niveau d’une plaie, d’une brûlure, d’un ulcère de jambe, d’une aiguille qui traîne, une piqûre faite dans des conditions non-stériles.

La période d’incubation : plaie infectée mais pas de symptôme. Elle est silencieuse. Elle dure pendant 6 à 15 jours.

La période d’invasion : les 1ers signes au niveau de la mâchoire : trismus (contraction involontaire de la mâchoire). Le malade va avoir du mal à ouvrir la mâchoire, et même à parler. Parfois c’est intermittent.

La période d’état : contractures vont migrer et se généraliser à l’ensemble des muscles. Cela va descendre vers le cou, les membres, et le tronc. Le malade est tout raide. Un stimulus quelconque va accélérer ses crises.

 

Sous traitement, les contractures vont en principe disparaître sous 3 semaines.

 

 

4-Complications.

 

La forme peut être mortelle dans 20 à 30% des cas.

Un tétanos non pris en charge, c’est la mort assurée.

 

 

5-Traitement.

 

-On soigne la porte d’entrée où le bacille est toujours là et actif. On donne un antibiotique : la pénicilline.

-Sérothérapie : Gamma globuline qui existent vont aller neutraliser les toxines qui circulent.

-On donne des décontractants. On le met en réa avec assistance respiratoire.

-On va l’isoler car toute excitation va provoquer des crises.

-Nourrir par perfusion.

6-Prévention.

 

Le vaccin est obligatoire à 2 mois, 3 mois, 4 mois, 16 mois, puis chez l’enfant tous les 5 ans avec la diphtérie et polio, et chez l’adulte tous les 10 ans.

Dans certains domaines, la médecine du travail fait la vaccination.

 

On fait les injections en même temps que les autres vaccins.

3 injections à 1 mois d’intervalle : 2 mois, 3 mois, 4 mois. C’est un vaccin qui se fait en même temps que les 4 autres : Pentavac*

-Diphtérie

-Tétanos

-Coqueluche

-Polio

-Haemophilus

Rappel à 16 mois, c’est-à-dire un an après la dernière injection. Pour permettre un bon travail de l’immunité, il faut attendre 4 semaines au moins entre 2 injections. Le dernier rappel se fait à 11-12 ans.

La vaccination confère une immunité solide et durable. C’est la seule parade infaillible.

 

 

7-Conduite à tenir.

 

-Toute plaie, même minime doit être prise en charge. Il faut désinfecter.

-Chercher depuis quand on n’est pas vacciné.

-On fait une sérothérapie quand on n’est pas sûr des vaccinations, si on est juste, ou si on n’est pas vacciné.

-On commence par faire le sérum antitétanique pour protéger tout de suite, puis le vaccin.

 

-Si la vaccination date de moins de 5 ans : les soins locaux suffisent.

-Si la vaccination date de plus de 5 ans : rappel antitétanique.

-Si la vaccination date de plus de 10 ans : hôpital.

samedi 19 mai 2007, a 16:28
La diphtérie

   maladie bactérienne exceptionnelle du fait de la vaccination obligatoire


transmission : par contact direct (secrétions respiratoires )

contagiosité : 2 semaines non traitée

4 jours si traitement


Incubation : 2 à 7 jours, silencieuse


Invasion : gorge rouge, écoulement nasal, petite fièvre ( 38 / 38°5 )


Période d'état : angine blanche à fausses membranes


Traitement : antibiothérapie

gamma-globulines


évolution : possibilité de complications (ne se voeint plus en France )

Croup = laryngite suffocante dûe à l'obstructio du larynx par des membranes

atteintes neurologiques et cardiaques car le bacille secrète une toxine qui entraîne

des complications


prévention : vaccination obligatoire en France : 2 + 3 + 4 mois

rappel 16 / 18 mois puis tous les 5 ans


éviction : au moins 1 semaine après le début de l'antibiothérapie

personne contact : prélèvement de gorge et surveillance clinque

vaccination si incomplète ou datant de plus de 5 ans

antibiothérapie pour les enfants en contact proche

samedi 19 mai 2007, a 16:27
La cocqueluche

  Cocqueluche.

 

 

1-Présentation.

 

Maladie bactérienne. C’est une des rares maladies où il n’y a pas de transmission d’anti-corps de la mère à l’enfant à la naissance. C’est une maladie grave, et qui est très dangereuse pour le tout petit. Elle confère une immunité solide et durable.

 

 

2-Transmission.

 

Par contact direct, par les secrétions respiratoires. L’enfant va être contagieux 3 semaines. Le maximum de la contagiosité sera quand l’enfant toussera : au début de la maladie. Il sera contagieux 3 semaines. Après 5 jours de traitement antibiotique, il n’est plus contagieux.

L’incubation dure environ 7 jours. Cela peut aller de 8 à 12 jours. Elle est silencieuse.

La période d’invasion : toux sèche, généralement nocturne. Pas de température. Elle dure entre 7 et 15 jours. On n’a pas étiqueté la maladie. La toux va évoluer, et l’enfant va avoir des glaires et une toux de plus en plus grasse.

La période d’état : L’enfant va, à la fin d’une quinte, être en apnée, les poumons vides. Il va reprendre sa respiration dans un cri. Cela s’appelle de « chant du coq ». Pendant son apnée, il peut se cyanoser. Quand il reprend son souffle, à la fin de sa quinte, il va vomir et cracher des glaires. Il peut avoir environ 10 tous par jour.

 

Un enfant de moins de 6 mois est hospitalisé en réanimation pour être éventuellement prêt à intuber l’enfant.

 

 

3-Evolution.

 

Les quintes sont de moins en moins importantes et de moins en moins fréquentes. Cela va se faire sur 1 mois.

Dans les mois qui vont suivre la coqueluche, il peut refaire des quintes de tous « chant du coq » , et une toux coqueluchoïde dans les 6 mois – 1 an après.

 

 

 

 

 

4-Traitement.

 

Vaccin anti-coqueluche non obligatoire mais conseillé. La vaccination confère une immunité solide et durable.

3 injections à 1 mois d’intervalle : 2 mois, 3 mois, 4 mois. C’est un vaccin qui se fait en même temps que les 4 autres : Pentavac*

-Diphtérie

-Tétanos

-Coqueluche

-Polio

-Haemophilus

Rappel à 16 mois, c’est-à-dire un an après la dernière injection. Pour permettre un bon travail de l’immunité, il faut attendre 4 semaines au moins entre 2 injections. Le dernier rappel se fait à 11-12 ans.

 

 

5-Prévention.

 

Vaccin qui confère une immunité solide et durable.

 

 

6-Conduite à tenir.

 

Eviction de l’enfant qui a une coqueluche pendant les 5 jours après le début du traitement antibiotique. S’il n’a pas d’antibiotique : éviction de 1 mois après les premières quintes.

 

Faire un sérodiagnostic si on est en contact avec un enfant qui a la coqueluche. Si on est juste, on va avoir une antibiothérapie pour se protéger.

 

Si on est sûr que l’enfant de moins de 6 mois a été en contact avec un contagieux, on va lui faire une sérothérapie : Gamma globuline (cocktail d’anticorps).

 

samedi 19 mai 2007, a 16:25
Les oreillons

  Les oreillons.

 

 

1-Présentation.

 

Maladie d’origine virale qui se caractérise par un gonflement derrière les oreilles et qui confère une immunité solide et durable.

 

 

2-Transmission.

 

Elle se fait par voies directes par les sécrétions respiratoires.

La période de contagion : commence 7 jours avant le gonflement des glandes parotides (pas forcément des 2 côtés). C’est une parotidite. On ne voit pas quand l’enfant est malade. Cela dure jusqu’à 9 jours après les gonflements.

L’incubation dure 21 jours et elle est silencieuse.

Période d’invasion : l’enfant va avoir pendant 12 à 36h :

-une petite fièvre

-des difficultés à mastiquer et à avaler

-des maux de tête.

Période d’état : gonflement derrière les oreilles. La gorge va être rouge et les douleurs pendant la mastication vont augmenter. La fièvre sera peu importante : 38°C-38.5°C.

 

 

3-Evolution.

 

En une 10ène de jours.

 

 

4-Complications.

 

Il n’y a généralement pas de complication, sauf pour les garçons qui ont déjà fait leur puberté : il y aura peut être une atteinte des testicules : gonflement, douleurs, et parfois stérilité.

Quelques fois on peut avoir une méningite ourlienne (due au virus des oreillons).

 

 

5-Traitement.

 

On va traiter les symptômes. On donne un antipyrétique[1] et un anti-inflammatoire.

Proposer une alimentation liquide, voir semi-liquide.

Repos au lit.

 

 

 

6-Prévention.

 

Vaccination : Imovax* : uniquement contre les oreillons. Sinon ROR* et priorix* vaccinent contre la rougeole, oreillons et rubéole.

Vaccin : 1ère injection entre 9 et 12 mois.

               2ème injection vers 18 mois.

               3ème injection vers 2 ans maxi.

Normalement, on est couvert à vie.

[1] Contre la fièvre

samedi 19 mai 2007, a 16:24
La scarlatine

  LA SCARLATINE.

Maladie bactérienne à streptocoques.(strepto hémolytique A )

 

Transmission : par contact direct (secrétions pharyngée, squames )

 

Incubation 2 à 5 jours, silencieuse

contagiosité de J-1 jusqu'à 48 H de traitement antibiotique

 

Invasion : 24 à 48 H

Début brutal avec hyperthermie à 39°,

Angine rouge, langue blanche

ganglions sous- maxillaires

§      ou – Vomissements

période d'état : éruption cutanée sous forme de plaques rouges chaudes, rugueuses sans

intervalles de peau saine.

Cette éruption commence d'abord par le cou , les membres et le corps.

Hyperthermie

Angine rouge , avec la langue blanche puis rouge et râpeuse ( langue framboisée, car elle ressemble à un framboise en V avec centre blanc )

 

évolution : Desquamation de la peau vers le 10ème / 15 ème jour

favorable depuis les antibiotiques

 

Complications : sans ATB, atteines rénales ( insuffisance,albuminurie) , articulaires ou cardiaques possibles

 

traitement : Antibiothérapie pour l'enfant et tout l'entourage

Antipyrétique

Anti-inflammatoire

Repos strict au lit

Surveillance de l'albumine dans les urines

Eviction :15 jours si présentation d'un certificat médical attestant du traitement ATB

40 jours sans ATB

7 jours pour sujets en contact saus si traitement ATB préventif

Maladie à déclaration obligatoire lorsque l'enfant vit en collectivité ou est scolarisé;

samedi 19 mai 2007, a 08:41
La roséole

  La roséole : la 6ème maladie.

 

 

1-Présentation.

 

C’est une maladie virale.

 

2-Transmission.

 

Elle se fait par contact direct, et par la salive.

 

 

3-Evolution.

 

Grosse hyperthermie : 39°C-40°C pendant 4-5 jours pendant la période d’invasion.

Attention à la déshydratation et aux convulsions.

Il y a souvent uniquement la fièvre comme symptôme.

La phase d’état : au bout de 3 à 5 jours, la fièvre baisse, et l’éruption arrive. Ce sont des macules roses sur tout le corps, et un peu plus marquées sur le visage.

Elle est favorable, l’éruption disparaît.

 

 

4-Complications.

 

Ce sont celles de l’hyperthermie : convulsions et déshydratation.

 

 

5-Traitement.   

 

On traite la fièvre.

samedi 19 mai 2007, a 08:41
Le mégalérythème

  La 5ème maladie : le mégalérythème.

 

 

1-Présentation.

 

Maladie virale, épidémique, qui sévit chez les enfants de 4 à 12 ans surtout.

 

 

2-Transmission.

 

Elle se fait par voie directe, par les voies sanguines et les sécrétions respiratoires.

 

 

3-Evolution.

 

Incubation de 4 à 28 jours.

La contagion : 3 à 7 jours avant l’éruption jusqu’à l’éruption.

La phase d’invasion : fièvre modérée avec des troubles digestifs.

Phase d’état : éruption qui débute sur la face, qui fait des ailes de papillon sur les joues. La peau est chaude, rouge et un peu gonflée.

Il y a ensuite une extension vers les membres. On va avoir un érythème avec des bords bien nets. Les dessins sont nets.

 

Dans le carnet de santé, ça sera écrit 5ème ou 6ème maladie.

 

L’éruption va disparaître en une 10ène de jours.

 

 

4-Traitement.

 

Il n’y a pas de traitement. On donne du paracétamol en cas de fièvre.

 

 

5-Prévention.

 

Il n’y en a pas, car il n’existe pas de vaccin.

 

 

6-Conduite à tenir.

 

Pas d’éviction car l’enfant n’est plus contagieux.

samedi 19 mai 2007, a 08:40
La rubéole

  Rubéole.

 

 

1-Présentation.

 

Maladie d’origine virale qui confère une immunité solide et durable.

Sa particularité : toute femme en âge de procréer devrait faire un test. Si la femme l’attrape en étant enceinte, au niveau fœtal, il peut y avoir des fœtopathies.

 

 

2-Transmission.

 

Elle se fait par contact direct et par les sécrétions respiratoires.

L’incubation est de 15 jours en moyenne : entre 14 et 21 jours.

On est contagieux à partir du 8ème jour d’incubation.

La phase d’invasion se fait en 2 à 3 jours.

-Fièvre

-Nez qui coule un peu

-Petite toux

Cela passe quasi inaperçu.

La phase d’état : l’éruption arrive. Il y a des macules rouges sur tout le corps. La fièvre est modérée. Il y a parfois des maux de tête et des courbatures.

 

 

3-Evolution.

 

Elle est favorable. L’éruption disparaît en 48h.

 

 

4-Complications.

 

Uniquement si la femme est enceinte : fœtopathies.

 

 

5-Traitement.

 

Il n’y a pas de traitement spécifique. On traite l’hyperthermie.

 

 

6-Prévention.

 

Vacciner tous les enfants.

Sérothérapie pour les femmes enceintes qui a été en contact et qui n’est pas vaccinée.

samedi 19 mai 2007, a 08:38
La varicelle

  La varicelle.

 

 

1-Présentation.

 

Maladie d’origine virale, conférant une immunité solide et durable.

 

 

2-Transmission.

 

Elle se fait par contact direct, par les sécrétions respiratoires et par la peau. C’est très contagieux.

L’incubation dure 14j et est silencieuse.

La période d’invasion est peu parlante : malaise général et un peu de fièvre.

La période d’état : éruption qui évolue par poussées successives en 3 stades : les macules se transforment en vésicules, qui vont se dessécher et devenir des croûtes.

On peut en avoir partout.

Cela donne un prurit (ça gratte !).

Le point de contagion maximum est la veille de l’éruption.

 

 

3-Evolution.

 

En 4-5 jours les croûtes vont se former. Il ne faut pas les arracher car ça laisse de cicatrices. L’évolution est favorable en une 10ène de jours.

Les croûtes vont tomber vers 8-10 jours.

 

 

4-Complications.

 

Il y a une surinfection possible si l’enfant gratte. Les vésicules vont devenir des pustules et laissent des cicatrices.

 

 

5-Traitement.

 

Il n’y a pas de traitement spécifique. On va lutter contre les symptômes. On donne du paracétamol contre la fièvre, et un antiseptique cutané ainsi qu’un traitement contre les démangeaisons. Il faut bien couper et brosser les ongles de l’enfant, et lui occuper les mains. Si c’est un bébé, possibilité de mettre des moufles.

 

 

6-Prévention.

 

Il existe une vaccination : varivax. On ne l’utilise pas de manière systématique. Le vaccin coûte très cher et n’est pas remboursé. En France, on ne vaccine que les enfants fragiles. Ce n’est pas une maladie grave. On peut également vacciner les adultes qui travaillent avec les enfants, et qui ne l’ont jamais faite.

 

 

7-Conduite à tenir.

 

Eviction dès les 1ers signes de la maladie, jusqu’à la formation des croûtes.

Pas d’éviction pour les sujets en contact.

Prévenir par affichages.

samedi 19 mai 2007, a 08:38
La rougeole

  La rougeole.

 

1-Présentation.

 

Maladie d’origine virale qui confère une immunité solide et durable. Elle fait beaucoup de ravages dans les pays en voie de développement. En cas de complication, on peut faire une méningite ou une encéphalite.

 

 

2-Transmission.

 

Elle se fait par secrétions respiratoires en contact direct. La contagion est maximum quand l’enfant commence à faire de la fièvre, jusqu’à ce que les éruptions arrivent. Elle diminue ensuite. Les enfants ne sont plus contagieux à partir de 5 jours après l’éruption.

La période d’incubation dure 10 jours et elle est silencieuse.

La période d’invasion est une hyperthermie qui peut être à 39°C pendant 3 à 4 jours. L’enfant a :

-les yeux qui pleurent

-le nez qui coule

-tousse

-signe de Koplick[1] à l’intérieur de la bouche.

On arrive ensuite à la période d’état caractéristique car l’éruption maculo-papuleuse arrive. Elle est d’abord au niveau de la face (particulièrement derrière les oreilles) et cela descend vers le tronc et les membres.

-Visage bouffi

-Yeux larmoyants.

-Fièvre modérée : 38°C qui persiste pendant 2 à 3 jours. Elle est plus basse que pendant la période d‘invasion.

 

 

3-L’évolution.

 

Elle est favorable en 5 jours.

 

 

4-Complications.

 

-Méningite 

-Convulsions

-Encéphalite

-Déshydratation.

 

 

5-Traitement.

 

Pas de traitement spécifique. On va donc faire un traitement symptomatologique. On va traiter la fièvre (paracétamol) et on va lutter contre l’hydratation (cf cours des hyperthermies).

 

 

6-Prévention.

 

Vaccination qui se fait en 2 injections dont la 1ère est à 9 mois.

Si on fait la vaccination juste après la contamination (dans les 5 jours), on peut développer une immunité avant d’avoir la maladie. Cela ne marche cependant pas à tous les coups.

 

 

7-Conduite à tenir.

 

Eviction à partir du 1er jour de fièvre jusqu’à 5 jours après l’éruption.

 

[1] Intérieur des joues rouge assez vif avec des plaques blanches.

samedi 19 mai 2007, a 08:36
Maladies éruptives: définition et généralités

  Ce sont toutes les maladies qui provoquent des boutons :

-rougeole

-rubéole

-varicelle

-scarlatine

-5ème maladie : mégalérythème.

-6ème maladie : roséole.

Il y a différents types de boutons.

 

Les macules : petites tâches roses avec des intervalles de peau saine.

 

Les papules : petits boutons rouges, plats, si on appuie dessus ils disparaissent.

 

Les vésicules : petits sacs remplis d’un liquide (varicelle par exemple). Ce liquide est d’abord clair, puis va devenir opaque.

 

Les pustules : vésicules remplies de liquide purulent.

 

Les croûtes : phase de cicatrisation des pustules et des vésicules.

 

 

Toutes les maladies se déroulent sous le même schéma, en 3 périodes :

-incubation : la maladie se développe, le contact a eu lieu, mais les symptômes ne sont pas apparents.

-invasion : période où les premiers symptômes apparaissent. On ne peut pas encore détecter la maladie.

-période d’état : on a le tableau classique de la maladie. Les symptômes caractéristiques de la maladie apparaissent. Les éruptions arrivent.

vendredi 18 mai 2007, a 14:40
Les TIAC: Toxi-Infections Alimentaires Collectives

  Les TIAC : Toxi-Infections Alimentaires Collectives.

 

 

 

            I-Présentation.

 

            Maladies liées à la consommation de produit contaminé par un germe pathogène nocif.

-Mauvaise cuisson

-Mauvaise conservation

-Rupture de la chaîne du froid.

 

            On parle de TIAC quand on a présence de trouble chez au moins 2 personnes qui ont partagées le même repas.

 

Les TIAC sont contagieuses par les selles.

 

            En France, les germes que l’on rencontre le plus souvent sont :

-Staphylocoque

-Salmonelles

-Escherichia-coli (E-coli)

 

            C’est souvent lié à un problème sur la préparation, la conservation ou l’entreposage des aliments.

 

            La maladie est plus grave aux âges extrêmes de la vie car on est plus fragile.

Il faut être très vigilant.

 

 

            II-Tableau clinique.

 

            -Diarrhée

            -Fièvre

-Douleurs abdominales

-Vomissements

è C’est le tableau clinique de la gastro.

 

            Cela apparaît 12 à 72h après l’ingestion d’un élément contaminé.

            Dure 4 à 7 jours.

 

 

            III-Traitement.

 

            C’est le traitement de la gastro. (cf cours).

            -réhydrater : sérum de réhydratation orale (SRO)

            -traitement symptomatique.

 

 

            IV-Mesures à prendre.

 

            Isolement des enfants atteints

            -Demander aux parents de venir les chercher

            -Eviction jusqu’à ce que la coproculture (examen des selles) soit OK

 

            Le médecin (il doit être prévenu) est obligé de remplir un imprimé. Il envoie cet imprimé à la DASS. Il faut garder des échantillons pendant au moins 72h dans un frigo tout le temps. Une enquête épidémiologique se met en place. Le service vétérinaire vient prendre les échantillons. Ils peuvent faire des contrôles « surprise ».

 

 

         V-Prévention.

 

            Prévention à faire par rapport au personnel de cuisine et à l’équipe. Veiller à l’hygiène des mains, qu’il n’y ait pas d’infection,.

La cuisine doit être organisée : un cycle est mis en place afin de ne pas mélanger les produits propres et sales. Pas de poubelle sur le chemin des produits propres.

Surveiller le frigo avec un nettoyage à l’eau de javel toutes les semaines. Surveiller le dégivrage pour la température (- de 4°C) et congélateur (- de 18°C), les produits crus et cuits ne doivent pas être mis au même niveau. Isoler les végétaux.

Se laver les mains tout de suite après avoir cassé les œufs.

            Respecter la chaîne du froid.

            Être vigilent pendant les courses (dates), vérifier les placards, et aller jeter un œil dans la cuisine de la structure.

 

 

vendredi 18 mai 2007, a 14:38
Les accidents domestiques

  Les accidents domestiques.

 

A-La prévention du risque.

 

I-Définition et généralité.

 

L’accident est un évènement qui traduit un manque ou un relâchement de la vigilance de l’Homme en face de l’agression d’une force extérieure et qui a pour conséquence un dommage (handicap) ou un avertissement (chute sans grande conséquence).

75% des accidents domestiques ont lieu en présence d’un adulte.

            On appelle accident domestique tous les accidents qui se produisent à la maison ou dans son environnement proche :

-25,5% des accidents domestiques ont lieu dans la cours ou dans le jardin car il y a moins de surveillance.

-16% des accidents domestiques ont lieu dans la cuisine.

-14% des accidents domestiques ont lieu dans la salle de séjour/salon.

-9% des accidents domestiques ont lieu dans les escaliers.

-6% des accidents domestiques ont lieu dans la salle de bain (noyade, produits cosmétiques, bain moussant, armoire à pharmacie).

-5% des accidents domestiques ont lieu dans l’atelier, et le garage (sécateur, scie, White spirit).

 

            Les accidents domestiques sont aussi la première cause d’hospitalisation avant 15 ans. Sur 800 accidents domestiques, on dénombre :

-100 hospitalisations

-2 séquelles invalidantes

-1 décès.

 

LES SEQUELLES :

-esthétiques : 40%

-dentaires : 18%

-sensorielles : 13%

-motrices 10%.

 

FREQUENCES :

-80% de chutes et poly-traumatisme

-16% brûlures

-2% intoxications.

 

PRINCIPALES CAUSES DE DECES :

-noyade : 33%. La mort arrive très rapidement.

-asphyxie : 15%

-brûlures : 12%

-chutes : 11%

-intoxications : 3% (les tonicardiaques sont très dangereux pour les enfants. Notamment Digitaline : des gouttes pour les personnes âgées).

-électrocution : 1% (cela passe par le cœur et provoque un arrêt cardiaque).

L’électrisation brûle, mais ne passe pas par le cœur.

 

C’est un réel problème de santé publique.

 

II-L’accident, aspect sociologique et psychologique.

 

L’accident n’est pas une fatalité. Cela résulte d’un déséquilibre entre les possibilités physiques et psychologiques de l’enfant et de l’efficacité de la surveillance des adultes ou de leur éducation.

 

Avant 3 ans, les risques relatifs au développement psychomoteur de l’enfant sont majeurs. Il est en pleine phase de découverte et en plein apprentissage de ses possibilités physiques. L’efficacité de l’éducation est moindre.. Jusque 3 ans, c’est la surveillance qui prime. Au-delà de 3 ans, la surveillance doit être maintenue, mais on guidera l’enfant vers l’autonomie par des techniques d’apprentissage.

 

III-La prévention des accidents.

 

 

1-La connaissance de l’enfant, de son développement psychomoteur, et de ses possibilités.

 

Expliquer aux parents qu’il y a une différence entre l’enfant idéalisé et le leur. Leur dire que l’enfant est curieux, et qu’il est avide d’expériences et de connaissances. Cela fait partie de son développement normal.

 

            L’enfant en période de croissance a une maladresse physiologique accrue d’une absence de méfiance du monde qui l’entoure. Il veut tout essayer. Il se concentre sur ce qui l’intéresse et néglige le reste. Il suit ses émotions sans faire attention au monde extérieur. Il ne suit qu’une seule idée à la fois.

Ex : Enfantèballonèrueèvoiture : L’enfant suit le ballon qui va sur la rue, mais ne voit pas et n’entend pas la voiture arriver.

 

Il veut explorer mais acquérir la prudence requiert une lente maturation du cerveau faite d’apprentissages et d’expériences. Au fur et à mesure que l’enfant apprend à maîtriser l’espace, il accroît ces risques. L’accident domestique peut être un appel de l’enfant au niveau affectif et la prise de risque peut être renforcée par ce qui l’attend après l’accident. Toute action qui vise à l’information des parents fait reculer le risque d’accidents.

 

2-L’attitude des parents.

 

            Dolto disait « éduquer un enfant, c’est l’informer par anticipation de ce que l’expérience va lui prouver ».

            I1 faut :

-accepter les limites de l’enfant

-accepter qu’il grandisse et devienne autonome pour qu’il puisse se forger une personnalité

-être cohérent avec l’enfant : ne pas faire l’inverse de ce qu’on lui dit

-lui expliquer en quoi c’est dangereux

-lui expliquer pourquoi c’est dangereux

-comment utiliser ce produit.

 

            LES CATEGORIES TYPE DE PARENTS :

 

            C’est le comité français pour la santé qui a définit 4 catégories d’attitudes de familles. Sachant que l’arrivée dans un foyer remet en cause l’aménagement du cadre de vie.

 

            a-Les « aménageurs » : 32%.

 

            Ils pensent que rien ne peut arriver à l’enfant avant 2 ans si on écarte tous les éléments responsables d’accidents. Ils réinstallent tout après 2 ans. Ils responsabilisent l’enfant après cet âge. Ils expliquent tout à l’enfant. Mais comme celui-ci n’a pas eu l’habitude de ce cadre, il y a encore des accidents car ils testent.

 

            b-Les « surprotecteurs » : 30%.

 

            Ils utilisent tous les dispositifs de protection (cache prise, boudin de porte, …) et ils interdisent tout. La politique des interdits entraîne une recherche de transgression des interdits, et cela en dehors de la présence de leurs parents. Cela va faire culpabiliser les parents lors de l’accident, et provoque une anxiété supérieure et un manque de communication avec l’enfant.

 

            c-Les « fatalistes » : 21%.

 

            Ils ne croient pas à la prévention, c’est le destin. Ils pensent seulement que leur présence empêche les accidents. Cependant il faut être présent, mais également attentif.

 

            d-Les « éducatifs » : 17%.

 

            Ils privilégient la relation parents-enfants. Ils expliquent les risques à l’enfant quelque soit l’âge en oubliant qu’il n’est pas toujours apte à comprendre.

 

            QUELLE SERAIT L’ATTITUDE IDEALE :

-attitude ouverte, sécurisante, active

-écarter l’objet dangereux

-donner une confiance à l’enfant face au risque qu’il prend

-accroître la surveillance

 

            La meilleure prévention sera l’éducation des limites, l’exploitation des incidents et la valorisation des réussites.

 

            Certains évènements familiaux amènent les accidents domestiques plus facilement :

-divorce

-disputes

-décès d’un proche

-maladie

-naissance

-changement de partenaire

-déménagement

-fatigue

-stress

-famille nombreuse

-alcoolisme

-bricolage

-repas de famille (barbecue, cacahuètes, …)

En ville comme à la campagne les accidents domestiques sont très fréquents. A la campagne, tout ce qui entoure la maison :

-échelles qui montent aux ballots de paille

-tracteurs

-ballots de paille

-barre de rappel de tracteur

-fosse à purin

-barrières électriques

-…

 

 

4-La suppression de certains risques.

 

            Des actions sont envisagées au niveau :

 

èDes pouvoirs publiques :

-normes pour les jouets (CE + NF)

-les décrets concernant les articles de puériculture

-textes de loi concernant les aires de jeux (dépend du maire de la commune).

 

èDes fabricants :

-écartement des barreaux de lit à 7cm

-sécurité des portes automatiques de garage

 

èDes utilisateurs :

-bouchons de sécurité

-blisters

-flacon gouttes lent.

 

 

5-La surveillance.

 

-Elle doit être attentive.

-Ne pas seulement être présent, mais anticiper tout ce qui pourrait être dangereux pour l’enfant.

-Faire venir un comité de sécurité : les pompiers. Ils voient tout et sont de bons conseils.

-Il faut que l’enfant se sente en sécurité et écouté.

-L’angoisse et le stress des parents ne doivent pas être ressentis par l’enfant afin d’éviter qu’il devienne craintif et maladroit, et qu’il ne perde pas confiance en lui.

 

 

 

 

6-L’éducation au risque.

 

-Elle nécessite dialogue et confiance. Pas d’interdit à outrance, ni de laxisme à outrance.

-Lui expliquer que l’adulte aussi a des interdits.

Avant 3 ans : surveillance totale.

Après 3 ans : expérience du risque, doublée de l’apprentissage.

-Lui apprendre les signaux conventionnels, les pictogrammes usuels.²

  

   

 

En tant qu’EJE on dispose de matériel de prévention qui, sous forme ludique, permet à l’enfant d’acquérir des réflexes face à des situations dangereuses. Il existe des plaquettes d’information pour les parents au niveau des CRES ou CPAM qui seront utiles lors des réunions dans nos structures.

 

La prévention des accidents domestiques est l’affaire de tous les parents, enfants, professionnels de santé, de la petite enfance, médias, et industriels. La sensibilisation de chacun permettra de faire reculer le nombre d’accidents et permettra d’éviter les séquelles physiques et psychologiques.

 

 

 

 

 

B-Les secours d’urgences.

 

-Médecin traitant : nous oriente en fonction de ce qu’il voit.

-Pompiers : 18 : L’avantage est qu’ils ont une proximité de terrain. Ils sont en relation continuelle avec le SAMU. Ils dépendent du département. Ils peuvent effectuer des soins de survie.

-Centre anti-poison : 0825 812 822 : donne des conseils par téléphone. On les appelle si l’enfant a l’air bien, ils vont nous demander :

-l’âge

-le poids

-quel produit avalé

-depuis quand

-quantité

-état actuel.

En fonction de ça, ils conseillent. En général ils demandent de quand même consulter un médecin traitant car eux, ils ne voient pas l’enfant.

-SOS médecin : 0820 33 24 24

-SOS mains : 03.20.95.75.75 : Lesquin. Mettre le doigt coupé dans un sachet. Envelopper ce sachet d’un sopalin. Mettre le tout dans un sachet de glaçons. Pour que la greffe reprenne, l’opération doit avoir lieu dans les 7h. NE PAS DONNER A MANGER OU A BOIRE car il va y avoir anesthésie générale.

 

 

vendredi 18 mai 2007, a 09:15
Le service de promotion de la santé en faveur des élèves

  Le service de promotion de la santé en faveur des élèves.

 

 

I-Organisation du service.

 

Il a été créé en 1945, ce service dépendait du ministère de la santé jusque 1984. Il dépend maintenant de l’éducation nationale.

 

 

II-Les missions du service.

 

Cf : Circulaire de juin 91.

 

 

III-Les actions de ce service.

 

-Bilan de santé chaque année.

-Actions de protection, de prévention, d’éducation.

-Adapter les établissements aux besoins des élèves.

-Actions personnalisées par rapport à des élèves vulnérables.

-Interventions d’urgence auprès des élèves en danger.

-Lutte contre l’exclusion (loi du 29 juillet 98).

 

vendredi 18 mai 2007, a 09:11
Le carnet de santé

  Le Carnet de santé.

 

I-Généralités et définition.

 

C’est un carnet individuel propre à l’enfant, délivré gratuitement aux parents à la naissance de l’enfant, soit par l’établissement d’accouchement, soit par la mairie du lieu d’accouchement.

C’est un carnet édité par la PMI qui permet une surveillance régulière et précise de l’état de santé de l’enfant et de sa croissance.

C’est un dossier médical individuel.

C’est un document médico-légal qui engage la responsabilité du médecin qui le remplit. Il est couvert par le secret médical et ne doit être confié qu’à des personnes astreintes au secret professionnel. Il doit être conservé par les parents jusqu’à la majorité de l’enfant.

 

II-Présentation.

 

Il comprend environ 96 pages. Il y a plusieurs rubriques.

 

1-Généralités.

 

-Renseignements administratifs

-Famille

-Antécédents

-Fratrie

-Recommandations particulières

 

2-Période prénatale, naissance, période néonatale.

 

-Certificat de santé obligatoire du 8ème jour

-Problèmes éventuels à la naissance

-Test d’APGAR

-Courbe de poids du 1er mois

 

3-Surveillance médicale de 1 mois à 20 ans.

 

-Deux autres certificats de santé (9 mois et 24 mois) obligatoires

-Conseils aux parents concernant l’environnement, la diététique, l’hygiène bucco-dentaire, le rythme de vie, la sécurité, les troubles sensoriels et l’adolescence.

4-Courbes

 

-Courbes de croissance (taille, poids, et périmètre crânien) 

-Courbes de corpulence (depuis 1995)

èVision plus rapide du risque d’obésité.

 

5-Les éventuelles hospitalisation.

 

6-Le groupe sanguin, les transfusions, les examens radiologiques.

 

7-Vaccinations obligatoires, et vaccinations conseillées.

Obligatoires : BCG, diphtérie, tétanos, polio.

-Quelques conseils par rapport à la sécurité.

 

III-L’utilisation du carnet de santé.

 

C’est un instrument très précieux, il permet la surveillance médicale et sociale de l’enfant, il donne des éléments de comparaison et de référence, des traces écrites d’un traitement, d’une constatation, d’une évolution, d’un suivi. Les données doivent y être lisibles. Le carnet doit être rempli régulièrement et correctement. Les résultats des tests de dépistage d’analyses sanguines, des bilans doivent y être protées, les contrôles de la vision et de l’audition doivent y être inscrits. Les constatations et gestes effectués par le médecin sont recopiés sur le carnet de santé et ont valeur de certificat légal.

 

IV-Rôle de l’EJE par rapport au carnet de santé.

 

-L’EJE est tenu aussi au secret professionnel. Son contenu doit rester confidentiel.

-L’EJE tiendra compte dans ses activités ou actions auprès de l’enfant des recommandations des allergies, des possibilités ou des limites de l’enfant signalées dans le carnet de santé.

vendredi 18 mai 2007, a 09:10
Le diabète

  LE DIABETE

 

I-Présentation.

Le diabète est l'élévation permanente et excessive de la quantité de sucre dans le sang

Le glucose , sucre du sang, est le principal « carburant »  de l'organisme. Il provient des aliments ( les glucides ) ou est produit et stocké par le foie qui le libère selon les besoins de l'organisme.

Un taux de sucre dans le sang (ou glycémie ) normal traduit l'équilibre entre les entrées de glucose dans le sang et sa bonne utilisation par les cellules des différents organes ( foie, muscles , tissu adipeux ) .

C'est l'insuline, hormone secrétée par le pancréas qui assure chez le sujet non diabétique le maintien d'une glycémie stable et adaptée aux besoins de l'organisme : elle régule la production de glucose par le foie entre les repas et autorise son entrée dans les cellules et donc son utilisation par les tissus .

En cas de diabète le mécanisme de pénétration du glucose dans les cellules est perturbé et l'organisme est incapable de maintenir une glycémie normale .

Une glycémie normale varie entre 0, 7 et 1 gramme par litre et juste après un repas elle peut s'élever à 1,20 ou 1,50 grammes par litre au maximum.

On parle de diabète lorsque la glycémie , vérifiée à plusieurs reprises est supérieure à 1,40 g/l à jeun.

Les reins quant à eux filtrent le sang des déchets qu'il contient et laissent passer le sucre dans l'urine quand la glycémie dépasse 1,80 g/l, il y a alors glycosurie .

Chez le diabétique, le glucose ne pouvant pas pénétrer dans les cellules, la glycémie s'élève à 2, 3, voire 4 g/l et le sucre apparaît dans les urines .

L'organisme ne pouvant plus utiliser le glucose correctement brûle alors les graisses et on retrouve de l'acétone dans les urines .

 

II-Les deux formes de diabète.

 

o        le diabète insulinodépendant ( DID ) ou diabète de type 1 autrefois appelé « diabète maigre »  ou «  diabète juvénile » parce qu'il entraîne souvent un amaigrissement important et qu'il apparaît plutôt chez des sujets jeunes (adolescence )

Le DID résulte d'une incapacité du pancréas à produire l'insuline .

Ce tarissement est dû à un mécanisme auto-immunitaire : l'organisme se met à fabriquer des anticorps qui détruisent ses propres constituants, dans le cas du diabète il s'agit des îlots de Langerhans du pancrés qui secrètent l'insuline .

Ce n'est pas une maladie héréditaire mais des facteurs génétiques entrent en jeu .

Il est impératif de compenser le manque d'insuline par des injections quotidiennes, mais une alimentation adaptée et l'exercice physique ont une part importante dans le traitement

o        le diabète non insulinodépendant (DNID ) est parfois appelé « diabète gras »  car il s'observe en général chez des personnes ayant un certain embonpoint, le plus souvent après 40 ans .

C'est le plus fréquent des 2 diabètes, la secrétion d'insuline ets encore possible, mais celle ci est en partie inefficace, les cellules réagissent mal à son action .

Pour ramener la glycémie le plus proche possible de la normale ,le régime ( pour perdre le surpoids ) et l'exercice physique ( pour aider à maigrir et permettre une meilleure utilisation du glucose par les cellules ) sont les éléments majeurs du traitement .

Les médicaments hypoglycémiants peuvent se révéler indispensables .

 

 

III-Les premiers signes ( DID )

 

Début brutal dans 80 % des cas :

-soif +++

-urines abondantes (plusieurs litres par jour )

-amaigrissement : plusieurs kilos en quelques semaines malgré une faim parfois insatiable.

-Grande fatigue

 

Traitement : l'insuline

 

L'insuline est l'hormone qui entraîne un abaissement de la glycémie ( = une diminution du sucre sanguin).

C'est l'hormone dont manque le diabétique, il faut donc lui administrer 1 à 3 fois par jour en injection sous-cutanée des doses d'insuline 20 à 30 mn avant les repas .

On peut utiliser des stylos injecteurs .

Les injections sont faites sur les bras, les cuisses, l'abdomen, chaque injection étant effectuée à distance de la précédente , en évitant de revenir au même point avant au moins une semaine .

Il existe plusieurs variétés d'insuline :

les insulines d'action rapide mais brève qui agissent 10 à 15 mn après l'injection et durant 6 à 8 heures , mais surtout pendant les 4 premières heures .

Les insulines retard qui agissent 1 H après l'injection et pendant 24 à 30 heures

les insulines intermédiaires qui commencent à agir 15 mn à 1 heure après l'injection et dont l'action dure 20 à 24 H mais plus efficaement pendant les 8 à 12 premières heures

des mélanges insuline rapide et intermédiaire ( 25 / 75%)

 

Adaptation de la dose :

le taux de sucre dans le sang est influencé par 3 facteurs :

l'alimentation

l'insuline

l'activité

 

l'adaptation de la dose d'insuline va se baser sur les analyses de sang et d'urine :

 

l'analyse de sang permet de vérifier la bonne adaptation des doses d'insuline et de vérifier la possibilté d'une hyperglycémie (trop de sucre ) ou d'une hypoglycémie (manque de sucre )

Elle se fait avant l'injection d'insuline et à un autre moment de la journée (mâtinée, midi , AM, coucher ) pour couvrir sur une semaine tous les horaires

une fois par mois la glycémie doit être vérifiée à 2 et 4 heures du matin.

Toute glycémie en dehors de la normale (< 0,60 g/l ou > 1,60 g/l ) est contrôlée à la même heure dans les mêmes conditions .

Le prélèvement sanguin s'effectue par recueil d'une goutte de sang sur une bandelette réactive après piqûre de l'extrémité d'un doigt (sauf pouce et index ) sans utiliser d'alcool (savonnage des mains à l'eau chaude uniquement )

Lecture grâce à un appareil lecteur .

 

L'analyse d'urine est souhaitable matin midi et soir et indispensable en cas d'hyperglycémie ( recherche d'acétone )

 

L'hyperglycémie :

 

les manifestations qui annoncent l'hyperglycémie chez le diabétique apparaissent progressivement :

on constate une fatigue, une soif importante, une envie fréquente d'uriner une diminution de l'appétit, parfois des nausées, des vomissements des douleurs abdominales ou des crampes musculaires.

En l'absence de traitement ces signes peuvent évoluer vers la somnolence ou le coma.

L'odeur de l'haleine devient acétonémique

 

les urines contiennent plus de 20 g/l de sucre et parfois de l'acétone.

La glycémie avant le repas est largement supérieure à 1,60 g/l et 2 heures après le repas supérieure à 1, 80 g/l

 

En cas de glycémie supérieure à 2,50 G/l + glycosurie supérieure à 20 g/l + acétonurie il s'agit d'une urgence et il faut injecter immédiatement 1/10 de la dose quotidienne d'insuline en insuline rapide.

On contrôle ensuite glycémie + glycosurie + acétonurie dans les 4 H , si constantes inchangées réinjecter 1/5 de la dose journalière et téléphoner au médecin pour rechercher la cause de cet incident : injection insuffisante (erreur, perte, mauvaise interprétation de résultats précédents ) ou dans une zone cutanée où elle s'est mal résorbée , ou erreur diététique (sucreries...), maladie infectieuse , manque d'activités

 

L'hypoglycémie :

 

Les manifestations qui annoncent l'hypoglycémie chez le diabétique apparaissent brutalement :

paleur

sueurs, tremblements

sensation de faim

maux de tête

fatigue difficulté à se concentrer

irritabilité inhabituelle voire agressivité

troubles de la vue

parfois tête qui tourne ou fourmillements dans les extrémités

En l'absence de traitement ces signes vont évoluer vers la somnolence progressive puis perte de connaissance, coma ou convulsion.

 

La glycémie confirme le manque de sucre : inférieure à 0, 60 voire inférieure à 0, 40 g/l

 

Il faut agir dès les premiers signes :

o        à proximité d'un repas ou d'une collation, manger un fruit et prendre le repas ou la collation

o        à distance d'un repas ou d'une collation prendre une boisson sucrée ou 1 sucre / 20 kg de poids (maxi 3 )

o        si l'alimentation est devenue impossible (perte de connaissance ) injection de Glucagon (hormone hyperglycémiante antagoniste de l'insuline ) en intra musculaire dans la cuisse ou le bras .

Le réveil se fait dans 5 à 10 minutes qui suivent faire ensuite prendre du sucre et du pain

o        Si le réveil tarde , réinjecter du glucagon et appeler le médecin pour pose de sérum glucosé hypertonique en intra veineux et recherche de l'origine du malaise : trop d'insuline (erreur ), ration alimentaire insuffisante ( « sauté »  un repas ), effort physique important inhabituel sans diminuer l'insuline et sans s'alimenter , vomissements;

 

IV-Alimentation.

 

Pour se développer harmonieusement l'enfant et l'adolescent doivent consommer de façon équilibrée 3 types d'aliments :

 

o        les protéines contenues principalement dans la viande, le poisson et les oeufs; elles servent essentiellement à la constitution de l'organisme

o        les corps gras , beurre, huile, sources d'énergie

o        les glucides , également source d'énergie . Ils n'ont pas tous le goût sucré mais sont transformés en glucose lors de la digestion;

Il existe plusieurs variétés de glucides :

§        ceux qui ont un goût sucré et qui sont rapidement absorbés : friandises, boissons sucrées, pâtisseries = « sucres qui courrent » 

§        les fruits , le lait, les laitages = « sucres qui marchent » 

§        ceux qui n'ont pas de saveur sucrée et qui sont lentement absorbés : pain , féculents = « sucres qui rampent » 

 

Le jeune diabétique devra manger de façon équilibrée . Il devra surtout manger à heures régulières les repas étant répartis sur la journée de la façon suivante :

-un petit déjeuner

-une collation en milieu de mâtinée

-un déjeuner

-un goûter

-un dîner

ce fractionnement évitant les à-coups hyperglycémiques

 

Le jeune diabétique aura un régime limité en glucides :

-les sucres rapides seront exclus

-les fruits seront de préférence consommés au cours des repas

-laits et laitages seront limités

-les sucres lents seront limités

-les graisses seront consommées avec modération ( végétales de préférence )

-Protides et légumes verts ne sont pas limités .

 

La ration alimentaire devra être adaptée aux activités physiques

 

V-Activité physique

 

L'activité physique favorise la pénétration du glucose dans les cellules et constitue une arme efficace pour diminuer la glycémie .

 

Avant tout effort physique prolongé la dose d'insuline doit être diminuée , la ration alimentaire augmentée , et le jeune diabétique devra emporter dans ses poches des glucides alimentaires (sucre, pain, boisson sucrée, chocolat) pour les manger pendant l'effort .

 

En cas d'effort physique imprévu, consommer 1 ou 2 parts de pain ou féculents juste avant l'effort

 

Les sports au cours desquels une hypoglycémie aurait une conséquence grave ( alpinisme,escalade, parachutisme, plongée, sports de combat ) sont à éviter, mais les sports d'endurance conseillés.

On évitera d'injecter l'insuline dans une zone proche d'une région musculaire sollicitée ( bras / tennis , cuisse / foot ...)

 

 

 

VI-Surveillance :

 

surveillance médicale :

o        recherche 3 à 4 fois par jour du sucre dans les urines

o        détermination au moins 3 fois par jour de la glycémie

o        tenue du livret journalier

o        visite chez l'endocrino tous les 3 mois

o        bilan une fois par an

 

Hygiène de vie :

o        sommeil suffisant, bonne organisation des temps de travail, efforts bien dosés, pas d'abus alimentaires répétés sont bénéfiques à l'équilibre du diabète .

o        La peau est plus sujette aux infections favorisées par le frottement et la macération => hygiène corporelle , sous vêtements de coton lavés avec un produit doux, surveillance des pieds : chaussures confortables+ dépistage blessures

 

Prévention des complications :

 

Le diabète expose à plus ou moins long terme à des complications , mais mieux le diabète est équilibré , moins vite elles apparaîtront ( si le diabète est mal équilibré les premièrs complications apparaissent au bout de 10 ans environ )

le diabète touche capillaires et vaisseaux de plus gros calibre :

-yeux : capillaires de la rétine rétinopathie diabétique : baisse de l'acuité évoluant sans

traitement vers la cécité

-le cristallin a tendance à s'opacifier cataracte

-reins : insuffisance rénale ( contrôler glycémie et tension artérielle )

-artères des membres inférieurs : artériopathies cause jadis d'amputations coronaires

 

 

 

Prise en charge par les enfants de leur diabète :

 

Les enfants doivent apprendre à gérer leur maladie et à se prendre en charge seuls , mais les parents doivent aussi apprendre les gestes indispensables et les impératifs alimentaires .

À l'école , l'intervention du diabètologue auprès du médecin scolaire et des enseignants est souhaitable

L'enfant ne doit pas être sur-protégé , il faut veiller à ce que l'enfant mange bien et se soigne bien sans être toujours derrière lui ....

 

 

  

 

 

Associations de soutien :

AJD : aide aux jeunes diabétiques

vendredi 18 mai 2007, a 09:09
L'allergie (généralités)

  L'ALLERGIE

 

 

I-Définition.

 

L'allergie est une réaction exagérée de l'organisme contre des substances étrangères ou antigènes.

Ces substances étrangères ne représentent pas en elles-mêmes un danger, contrairement aux microbes et virus, mais pour une raison inexpliquée le système immunitaire peut les considérer à tord comme des ennemies. Dans ce cas là les antigènes sont appelés allergènes[1].

            Les substances étrangères peuvent être tout et n’importe quoi. Tout est allergisant pour des personnes sensibles.

            Une allergie se déclenche plus facilement lorsqu’on est en contact souvent et longtemps.

 

 

         II-Présentation.

 

Pour développer une allergie, il faut avoir un terrain prédisposé ou héréditaire. Ce terrain est dit « atopique ».

A cause de cette transmission héréditaire de l'atopie, le risque qu'un enfant soit allergique est de :

-10% si les parents ne sont pas allergiques

-20% si un parent est allergique

-60% si les 2 parents le sont.

 

Le terrain atopique se manifeste par différents symptômes:

-eczéma

-rhinite[2]

-asthme

-urticaire

qui peuvent être présents en même temps ou se succéder au cours de la vie chez un même patient.

 

Les avant-postes de notre défense immunitaire se trouvent principalement là où le corps est en contact avec l'extérieur:

-la peau

-les muqueuses digestives

-les muqueuses respiratoires

-les yeux.

 

            C’est à tous ces endroits là que nous allons pouvoir faire des réactions allergiques.

 

 

 

 

Selon le mode de pénétration dans l'organisme on classe les allergènes en 4 catégories :

 

 

1-LES PNEUMALLERGENES ou allergènes inhalés.

 

Ils vont avoir une porte d’entrée respiratoire :

-pollens

-moisissures

-poils d'animaux

-acariens

-autres éléments de la poussière de maison.

 

Les antibiotiques ne sont pas utiles.

 

Ils sont responsables de :

-rhume des foins

-l'asthme

-bronchites

-rhinites

-pharyngites

-sinusites

à répétition, sans fièvre ni secrétions purulentes.

 

 

2-LES TROPHALLERGENES ou allergènes ingérés.

 

On les trouve dans les aliments, les boissons: lait de vache, arachides, oeufs, blé ...

Ils sont responsables des allergies alimentaires.

 

 

3-LES ALLERGENES DE CONTACT

 

Ils sont appliqués sur la peau ou les muqueuses:

-nickel

-latex

-chrome

-lessive

-parfums

-soleil ...

Ils sont responsables des eczémas de contact

 

 

4-LES ALLERGENES INJECTES

 

Ce sont les médicaments:

-iode

-aspirine

-pénicilline...

 

 

II-Le mécanisme de l’allergie.

 

Le mécanisme de l'allergie se passe en 2 temps :

 

-La sensibilisation ou phase de reconnaissance de l'allergène:

 

C’est le premier contact avec l’allergie. Lors de ce premier contact avec un allergène, l'organisme fabrique des anticorps ou immunoglobulines (ou IgE ) dont le rôle sera de capturer les allergènes lors du prochain contact. La mémoire de l'allergène sera gardée pendant une durée très longue : le corps est « sensibilisé » à l'allergène et prêt à riposter violemment à toute nouvelle intrusion de ce qu'il croit être un ennemi .

Cette période de sensibilisation est une prise de contact et une organisation des défenses.

 

 

-La réaction allergique :

 

Quand l'allergène réapparaît lors d'un nouveau contact , il est capturé par les anticorps qui libèrent plusieurs substances (dont l'histamine) qui sont sources des problèmes allergiques.

En se répandant dans l'organisme ces substances dilatent les vaisseaux sanguins et augmentent leur perméabilité. Le sérum sort des vaisseaux, s'infiltre sous la peau et provoque un oedème qui soulève la peau : c'est l'urticaire.

 

Au niveau des poumons, ces substances contractent de plus les petits muscles qui entourent les bronches donc les bronches se ferment et la muqueuse gonfle, ce qui entraîne des sifflements et des difficultés à respirer, c'est l'asthme. Cela donne des bronchites asthmatiformes.

 

L'allergie peut aussi se manifester au niveau des yeux par des conjonctivites à répétition (c’est la conjonctivite allergique) ou au niveau du tube digestif pour les allergies alimentaires.

 

L'allergie évolue avec le temps : plus le patient allergique est en contact avec son allergène, plus les manifestations de l'allergie augmentent. Un rhume des foins saisonnier peut se transformer en asthme.

 

 

III-Les allergies croisées.

 

L'allergie à certaines substances peut rendre allergique à d'autres à cause de ressemblances entre différentes protéines : certains pollens ont dans leur structure des parties identiques ou ressemblantes à celles de certains fruits .

 

Ex : pollen de bouleau ou noisetiers et pomme, pêche, poire, cerise, abricot, carotte, amande, noisette. Pollen d'armoise et céleri et melon. Le latex et banane, avocat, châtaigne, kiwi et autres fruits exotiques.

 

 

IV- Le traitement.

 

Les médicaments que l'on utilise lors d'une réaction allergique servent à calmer l'inflammation (anti-inflammatoires = corticoïdes ) et à bloquer les effets de l'histamine ( ce sont les antihistaminiques ).

 

Les antihistaminiques : ils s'opposent aux effets de l'histamine et des autres substances secrétées par les anticorps (.mais n'empêchent pas la secrétion d'histamine.)

On les utilise pour traiter les manifestations allergiques ( rhinites, urticaires ) et en prévention à long cours.

 

Les corticoïdes : ils sont destinés à lutter contre les inflammations ( asthme, oedème, rhinite, urticaire, eczéma ). Ils s'administrent :

-en application locale sur la peau ( eczéma )

-par voie générale sur une courte durée

-le plus souvent en inhalation en cure parfois de longue durée. (Babyhaler)

 

L'adrénaline, médicament de l'urgence :

Elle a pour effet d'accélérer le coeur, et de contracter les vaisseaux ce qui permet de rétablir une tension artérielle qui aurait chuté et de faire dégonfler les oedèmes.

En cas d'allergie grave avec possibilité de choc[3], il faut avoir de l'adrénaline chez soi (+ école, bureau etc...) et apprendre à l'entourage comment l'injecter. Les parents, la structure, et un médecin signent un protocole très détaillé pour accueillir un enfant allergique.

 

La désensibilisation ou immunothérapie C'est à ce jour le seul moyen de faire régresser une allergie. Le corps reçoit de manière fréquente des doses d'un allergène en quantité insuffisante pour déclencher une réaction allergique. Peu à peu, l'organisme s'habitue à la présence de cet allergène et le considère de moins en moins comme un ennemi contre lequel il doit réagir.

L'immunothérapie dure entre 3 et 5 ans. Dans un premier temps on administre des doses de plus en plus importantes, suit une période d'entretien au cours de laquelle la dose atteinte est répétée à dates fixes (15j à 6 semaines ). Le produit qui va servir à la désensibilisation est fabriqué pour chaque patient selon les indications de l'allergologue, et la progression des doses se fait en fonction des réactions du sujet. On augmente petit à petit.

Les injections se font par voie sous-cutanée; on assiste au développement d'administration sublinguale.

Sans amélioration dans les 6 mois à 1 an, l'immunothérapie est considérée comme inefficace et abandonnée.

L'immunothérapie est en principe très efficace pour les acariens, les pollens et le venin d'hyménoptères et a plus de chance de réussir si le patient n'a qu'une seule allergie.

Elle est décevante pour les allergies aux animaux et aux moisissures;

Il n'existe pour le moment aucune désensibilisation pour les allergies alimentaires .

 

 

 

 

 

V-Le choc anaphylactique :

 

C'est une réaction allergique rapide, généralisée et souvent imprévisible survenant chez une personne déjà sensibilisée.

 

C'est la forme la plus grave des manifestations allergiques. Les arachides et les noix sont en cause dans la moitié des cas et les symptômes se manifestent dans les 3 à 30 min suivant l'ingestion de l'allergène.

 

Les symptômes à dépister :

-serrement de gorge

-difficultés à avaler

-difficultés à respirer

-perte ou modification de la voix

-chute de la tension artérielle

-perte de connaissance

-l'adrénaline ou Ephédrine doit être administrée dès les premiers signes d'alarme, avant les premiers signes de détresse respiratoire.

 

 

[1] Capable de déclencher une allergie.

[2] Inflammation du nez

[3] Chute brutale de la tension artérielle.

vendredi 18 mai 2007, a 09:08
PMI

  La PMI.

 

 

I-D¨¦finition.

 

La PMI se d¨¦finit comme l¡¯ensemble des mesures techniques, administratives et financi¨¨res visant ¨¤ prot¨¦ger la sant¨¦ de la future m¨¨re, de la m¨¨re et de l¡¯enfant de 0 ¨¤ 6 ans.

 

La PMI a ¨¦t¨¦ cr¨¦¨¦e le 2 novembre 1945 et a ¨¦volu¨¦ au niveau de ses objectifs. Le 1er objectif ¨¦tait de diminuer la mortalit¨¦ infantile qui ¨¦tait de 110%¦Ï. C¡¯¨¦tait le soucis majeur en 1945. En 1950, on en ¨¦tait ¨¤ 52%¦Ï.

 

C¡¯¨¦tait en particulier lutter contre les maladies infectieuses et les gastro-ent¨¦rites du nourrisson qui faisaient beaucoup de d¨¦c¨¨s.

 

NOUVEAU NE : de 0 ¨¤ 28 jours.

NOURRISSON : de 28 jours ¨¤ 30 mois.

 

De 1962 ¨¤ 1965, on affine la surveillance de la femme enceinte, on lutte contre la morbidit¨¦ des enfants de 0 ¨¤ 6 ans, mais en particulier, on lutte contre le rachitisme (arr¨ºt¨¦ de 1963).

On a d¨¦cid¨¦ d¡¯une surveillance des cr¨¨ches et des nourrices.

 

De 1970 ¨¤ 1975, on lutte toujours contre la mortalit¨¦ infantile qui est ¨¤ 18,2%¦Ï. On va s¡¯int¨¦resser aux d¨¦pistages pr¨¦coces des handicaps, et s¡¯int¨¦resser ¨¤ faire la pr¨¦vention au niveau :

-somatique

-mental

-affectif.

 

Au niveau des cr¨¨ches collectives et des cr¨¨ches familiales, l¡¯arr¨ºt¨¦ de novembre 75 va r¨¦glementer les conditions d¡¯accueil tant aux niveau des locaux que l¡¯hygi¨¨ne, que du personnel.

Le planning familial est cr¨¦¨¦.

 

On parle de contraception le 24 avril 72 et le planning la propose. L¡¯IVG est propos¨¦e en PMI d¨¨s le 27 janvier 75.

 

A cette ¨¦poque, il y a le d¨¦veloppement des CAMSP, et d¨¦veloppement des actions m¨¦dico-¨¦ducatives.

De 1980 ¨¤ 1985, la PMI a pour objectif la lutte contre les in¨¦galit¨¦s pour que tout le monde ait acc¨¨s aux soins ; surveillance gratuite de la grossesse, et lutte contre la mis¨¨re.

 

En 1989, c¡¯est la lutte contre la maltraitance qui d¨¦marre. C¡¯est l¡¯ann¨¦e des droits de l¡¯enfant.

 

 

II-Organisation du service.

 

C¡¯est un service d¨¦partemental depuis 1983 dont le budget est vot¨¦ par le conseil g¨¦n¨¦ral.

 

Un m¨¦decin d¨¦partemental dirige le service. Chaque d¨¦partement comprend plusieurs unit¨¦s territoriales (ancien mot : circonscription).

 

Chaque unit¨¦ territoriale comprend :

-un centre de PMI avec les consultations de nourrissons

-des consultations pr¨¦natales

-un planning familial.

 

Le personnel est compos¨¦ de :

-m¨¦decins

-pu¨¦ricultrices

-sage-femmes

-assistantes sociales

-EJE

-auxiliaires de pu¨¦riculture

-personnel administratif

-un psychologue.

 

 

III-Missions de la PMI.

 

Cf Poly.

 

C¡¯est lors de la consultation postnatale qu¡¯on propose la contraception pour les femmes.

 

 

 

IV-Les actions de la PMI.

 

1-Actions collectives non-sp¨¦cifiques.

 

-Actions en faveur des futurs parents (c¡¯est l¡¯examen pr¨¦nuptial).

-Surveillance de la grossesse (4 examens peuvent ¨ºtre faits gratuitement).

-Les consultations d¡¯enfants de 0 ¨¤ 6 ans.

-Les bilans de 4 ans.

 

 

2-Actions sp¨¦cifiques.

 

-Protection individuelle (avec les visites ¨¤ domicile et la protection de l¡¯enfant en danger).

-Actions sur l¡¯environnement de l¡¯enfant.

-Agr¨¦ments des assistantes maternelles.

-Actions de promotion de la sant¨¦.

-Actions de prise en charge et d¡¯orientation des enfants handicap¨¦s.

vendredi 18 mai 2007, a 09:03
Laryngite

  LARYNGITE

C'est une inflammation du larynx

Les laryngites sont très fréquentes entre 18 mois et 5 ans, et surtout de novembre à avril.

 

Le larynx comporte 3 étages :

·         L'étage supérieur, sus-glottique ou vestibule, large, souple, pouvant se dilater ;

·         L'étage moyen : la glotte qui est une fente ;

·         L'étage inférieur sous-glottique, cylindrique, non extensible, enserré dans un anneau cartilagineux. La muqueuse est tapissée de formations lymphoïdes promptes à s'enflammer et à réduire le calibre de la filière respiratoire.

 

La laryngite aiguë sous-glottique

C'est la plus fréquente des laryngites de l'enfant de moins de 5 ans.
Le plus souvent d'origine virale, elle survient volontiers dans un contexte d'épidémie de grippe.
L'oedème de la muqueuse sous-glottique entraîne une gêne respiratoire en raison de l'étroitesse du larynx à ce niveau.

L'hypersécrétion de la muqueuse et la diminution de la mobilité des cordes vocales aggravent la réduction du calibre du larynx.

 

Clinique :


début :marqué par une rhino-pharyngite d'allure banale avec un peu de fièvre.

Voix et toux rauques

inspiration lente et difficile avec tirage sus-sternal et cornage (bruit inspiratoire de tonalité grave) vont aller en s'accentuant.

 

Evolution : :la gêne respiratoire laryngée s'installe avec toux aboyante et voix rauque.

Une respiration rapide et superficielle, un battement des ailes du nez sont souvent constatés en raison de la bronchite associée.

Un traitement s'impose d'urgence.

L'enfant et la famille doivent tout d'abord être calmés. L'angoisse, l'agitation ne font qu'augmenter l'impression d'asphyxie de l'enfant.

L'atmosphère doit être humidifiée : quelques feuilles d'eucalyptus dans une casserole d'eau chaude est un moyen traditionnel.
Le nébuliseur, l'humidificateur électrique peuvent aussi être utilisés.
L'enfant peut être installé dans la salle de bain tandis qu'on fait couler de l'eau chaude dans la baignoire. Portes et fenêtres bien fermées, la vapeur d'eau ne se dissipe pas.
Des compresses humides et chaudes nouées autour du cou ont souvent un effet favorable.

L'adrénaline en aérosols (L'adrénaline a une action vasoconstrictrice importante : elle reserre les vaisseaux sanguins et permet de lutter contre la vasodilatation (agrandissement des vaisseaux) et l'excès de la perméabilité vasculaire. Elle provoque également une puissante bronchodilatation diminuant le sifflement respiratoire et la difficulté à respirer ) et les corticoïdes sont à la base du traitement.

En général, les antibiotiques n'ont pas d'indication.

La fièvre est traitée par du paracétamol.

Si au bout de quelques heures, aucune amélioration n'intervient, si le tableau clinique est d'emblée inquiétant (mauvais état général, impossibilité de boire, stridor important avec tirage), l'enfant doit être hospitalisé

 

L'épiglottite

Grande urgence pédiatrique, elle est rare depuis la généralisation du vaccin anti-hémophilus B.

L'épiglotte est boursouflée, très volumineuse et fait clapet sur l'orifice supérieur du larynx : l'air a du mal à passer...


début est brutal : la fièvre est très élevée et la gêne respiratoire laryngée s'installe rapidement.

L'enfant est assis sur son lit, penché en avant, luttant contre l'asphyxie, angoissé, la bouche ouverte, la langue pendante bavant une salive qu'il ne peut avaler.

. Il ne faut surtout pas essayer de coucher l'enfant ni de regarder le fond de la gorge avec un abaisse-langue : il y a danger de mort réflexe !

L'enfant doit être transféré dans un centre de soins intensifs de toute urgence.

Toute manipulation intempestive, tout retard à l'hospitalisation, tout transport mal assuré, peuvent conduire au décès.

 

vendredi 18 mai 2007, a 09:03
Les Angines

  ANGINES

 

Inflammation du pharynx et des amygdales

Les angines peuvent être d'origine bactérienne ou virale, le germe le plus redouté est le streptocoque car l'angine à streptocoque peut se compliquer de maladies graves.

 

Il existe 2 sortes d'angines :

-l'angine rouge ou érythémateuse

-l'angine blanche ou érythémato-pultacée = points blancs (enduit blanchâtre épais adhérant

aux amygdales ) sur gorge rouge .

 

Clinique :

 

-début brutal : fièvre élevée

-dysphagie (difficulté et douleur en avalant )

-signes locaux à l'examen de la gorge

-angines virales : nez coule, toux, tableau + ou – grippal

-angines bactériennes : altération de l'état général : fièvre +++ , dysphagie +++

-otalgie, adénopathies

 

 

 

Traitement :

 

-antipyrétiques

-ATB pour éviter les complications du strepto B (angines bactériennes )

-Amygdalectomie si :

                          plus de 5 angines bactériennes vraies en 1 an

                          grosses amygdales obstructives avec apnées nocturnes

                          amygdalite chronique suppurée (amygdales cryptiques )

 

Complications (strepto )

 

-locales : phlegmon

-générales : rénales , articulaires, cardiaques

vendredi 18 mai 2007, a 09:02
L'Otite

  OTITE

 

C'est une inflammation de l'oreille.

On rencontre :

-des otites externes qui sont des inflammations du conduit auditif

et

-des otites moyennes qui sont des inflammations au niveau de la caisse du tympan. Ces dernières sont les plus fréquentes.

Elles sont favorisées par une infection de la trompe d'eustache qui est courte et largement ouverte chez l'enfant .

Cette infection fait souvent suite à une infection rhino-pharyngée .

 

Clinique :

 

Le plus souvent chez un enfant enrhumé apparaît une douleur violente (= otalgie ), fréquemment la nuit, associée à une diminution de l'acuité auditive et à une fièvre.

 

Chez le jeune enfant le tableau est trompeur :

-cris inexpliqués

-persistance ou reprise de la fièvre après une rhino

-troubles digestifs : vomissements, diarrhée

 

Diagnostic :

 

examen des tympans avec un otoscope = tympan rouge voire bombé , parfois rompu laissant s'écouler du pus (= otorrhée )

 

Traitement :

 

-tympan rouge => DRP + instillation de gouttes auriculaires

-tympan infiltré => ATB + anti-inflammatoires

-tympan bombé => ATB + paracentèse

 

Cas particulier de l'otite séreuse :

C'est un épenchement rétro-tympanique (=derrière le tympan ) sans infection. La trompe est bouchée

L'enfant n'a pas de symptôme, la découverte est faite lors d'un examen systématique

Cette otite séreuse peut devenir chronique, entraînant une baisse de l'acuité auditive des troubles de langage et des difficultés scolaires.

Traitement : adénoïdectomie + aération de la caisse tympanique (pose de drains )

évolution : résolution à l'adolescence .

 

Présentation
21 ans. Après un Bac S, je suis en formation d'Educatrice de Jeunes Enfants et propose mes cours d'EJE en majorité (de santé en majorité, mais aussi de psychopédagogie, de droit, ...). Par manque de temps je ne poste pas souvent, mais je suis disponible par email.

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trop bien ce que tu ...

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