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Cours de santé et autre de la formation EJE qui peuvent servir à d'autres (ETUDIANTS et PARENTS) ! ! !
vendredi 18 mai 2007, a 09:12
Présentation.

  Bonjour à toutes et à tous.

Ce blog est destiné aux étudiants mais également aux parents qui ont besoin d'informations (exactes puisqu'elles sont enseignées en école) sur une structure petite enfance, une maladie, ou quoi que ce soit en rapport avec les enfants. J'y ajouterai une pincée de droit, et une petite touche de psychopédagogie...

Je n'ai malheureusement plus le temps de tapper mes cours et les mettre sur le blog, mais l'entre aide entre étudiants est possible ... Venez me laisser un mail!

mercredi 27 juin 2007, a 22:45
La connaissance du jeune enfant

  1-L’enfant.                                 C’est quoi ?

 

La notion d’enfant a une histoire : de Rousseau à Dolto, en passant par Montéssori, Cyrulnik, Frenet … la vision de l’enfant est différente. L’enfant, c’est d’abord une histoire, c’est très récent que l’on reconnaisse à un bébé, une connaissance (1990). Le bébé est une personne.

 

L’enfant, et la notion d’enfant évolue en fonction de nous et de la société. Un enfant a un nom, un prénom, un âge, c’est une personne. L’enfant, on ne peut pas mettre ses noms dans des articles, par exemple. Il vaut mieux changer son prénom. Il faut respecter cette notion de personne à laquelle il a droit. Toujours mentionner son âge précis lorsque l’on fait des observations, ou lorsqu’on prend des dessins d’enfants.

 

Le relationnel est important. Pour se développer il a besoin d’un univers relationnel diversifié. La relation mère/enfant a changé au fil des années. Pour un bébé, la relation au père a également un apport pour le trio. Pour grandir, il a besoin de son père, et de sa mère, il a également besoin d’une diversité relationnelle. Tout ne se résume pas à la mère. Le père, la famille, les amis lui apportent aussi beaucoup.

 

           

            2-Connaissance.              D’où nous vient la connaissance de l’enfant ?

 

            Il y a de la diversité, et la priorité est l’observation. Ensuite, il y a les livres et les articles.

 

 

           

 

lundi 21 mai 2007, a 21:38
Les méningites

  LES MENINGITES :

 

La méningite est l'inflammation d'origine infectieuse des méninges.

Les germes responsables sont nombreux , le diagnostic se fait par une étude du LCR (liquide céphalo-rachidien ) prélevé par ponction lombaire .

 

On distingue

o        les méningites à liquide clair (LCR clair ) ou lymphocytaires : origine virale ou parasitaire ( de bon pronostic )ou tuberculeuse

o        les méningites à liquide purulent ( LCR trouble ) qui sont de grandes urgences médicales

 

Clinique :

o        altération de l 'état général :asthénie (fatigue) , vomissements en jets

o        syndrôme infectieux sévère avec fièvre élevée

o        signes méningés : céphalées (maux de tête = le bruit gène)

-photophobie (la lumière gène),

-vomissements en jet,

-raideur douloureuse de la nuque

 

On observe chez l'enfant : position en chien de fusil , tête en arrière, dos à la lumière

 

chez le nourrisson : état général altéré .

-Douleurs à la mobilisation

-fièvre

-troubles digestifs (vomissements , anorexie )

-somnolence

-hypo ou hypertonie

-fontanelle bombée

-parfois convulsions

-regard en coucher de soleil

 

Diagnostic et traitement :

 

Le diagnostic se fait grâce à l'étude du LCR :

 

Méningites à liquide clair :

 

o        si le LCR est clair dans 80% des cas il s'agit d'une méningite virale .

( oreillons = méningite ourlienne )

Ces méningites sont fréquentes mais bénignes et touchent le nourrisson et l'enfant de moins d'un an

le traitement est symptômatique : repos + antipyrétiques

évolution : guérison en quelques jours

dans 20% des cas il s'agit d'une méningite tuberculeuse ou parasitaire ou dûe à un champignon . Ces cas sont rares en France

 

Méningites purulentes :

 

o        si le liquide est purulent : à la culture du LCR on retrouve une bactérie :

le plus souvent pneumocoque ou haemophilus chez le nourrisson (rare depuis généralisation de la vaccination ) compliquent souvent une otite

méningocoque chez l'enfant plus grand

(souvent après une infection rhino pharyngée )

 

 

 

HOSPITALISATION

c'est une urgence médicale, il y a risque de décès ou de séquelles .

 

* Antibiothérapie par voie intra-veineuse : 2 ATB à forte concentration X 10 jours

* traitement symptomatique : antipyrétiques, antibiotiques

* traitement des éventuelles complications (convulsions

dimanche 20 mai 2007, a 20:22
Périodes de développement

  TONUS MUSCULAIRE :

7mois

 

èSensori-motricité

èIntéractions sensorielles et motrice.

èConditionnement.

èDépendance motrice et psychique.

PERIODE DE L’ACTE : 2ans

 

èSensori-motrice

èIntéractions corporelles et gestuelles [jeu]

èSchèmes

èPraxies [traces signifiantes]

LIAISON ACTE ET PENSEE :

2/3 ans (rapide et court)

èApprentissage

èIndépendance motrice

èLangage

èSymbole

èEmergence du « Moi sujet » [dessin bonhomme]

DISSOCIATION ACTE ET PENSEE :

4/7 ans

èReprésentation

èImitation

èRécit, dessin

èStratégies

èDémarche intuitive

èApprentissage [motivation, essais erreurs, consolidation, transfert]

èEmergence d’une personnalité sexuée

PERIODE LOGIQUE :

11/12 ans

èInvariant

èRaisonnement

èRôle de l’autre

èIndépendance intellectuelle

èPlace du groupe de pairs

PERIODE ADAPTATIVE :

Ado

èPensée déductive

èPose de l’idéal

>Rapport aux valeurs

èProjet de vie

èPassage à « l’état adulte » et souhait d’indépendance psychique (acceptation de sa personnalité).

dimanche 20 mai 2007, a 10:43
Surveillance médicale de l'enfant de 0 à 6 ans

  Surveillance médicale de l’enfant de 0 à 6 ans.

 

 

I-Les examens préventifs.

 

Tous les enfants de 0 à 6 ans sont l’objet d’une surveillance sanitaire et sociale si nécessaire.

20 examens sont prévus : 9 la première année, dont le certificat du 8ème jour et du 9ème mois + 2 examens par an les 5 années suivantes dont le bilan de 4 ans + le certificat du 24ème mois.

Les examens obligatoires doivent permettre le dépistage d’anomalie ou de handicap qui pourrait compromettre le développement harmonieux, la socialisation ou la scolarisation de l’enfant.

 

Chaque consultation comprend un examen soigneux effectué par un pédiatre ou un médecin généraliste. Une évaluation de la croissance physique de l’enfant, de son éveil psychomoteur, le dépistage d’anomalie. Il y a également les conseils de soin, l’éducation à la santé, point sur la santé de l’enfant, la diététique, la vitamine D et les vaccinations.

 

 

II-Le bilan des 4 ans.

 

C’est un bilan où la présence des parents est obligatoire. Ce bilan permet de dépister des handicaps qui pourraient compromettre les apprentissages de faire une synthèse médicale, de voir les problèmes psychoaffectifs ou éducatifs, de faire une éducation à la santé avec la collaboration des parents et l’instit, de faire une évaluation épidémiologique de la santé des enfants de cet âge là. Ce bilan est fait à l’école de l’enfant.

 

Ce bilan de 4 ans comprend aussi un dépistage auditif et visuel et un examen psychologique.

 

 

III-Les visites médicales.

 

Chaque visite médicale comprend :

-un interrogatoire minutieux

-une analyse d’urine

-les antécédents médicaux et chirurgicaux

-les vaccinations

-les mensurations

-un examen clinique (cœur, poumons, squelette, ganglions, audition, vue, développement psychologique, et diététique)

-les conseils.

samedi 19 mai 2007, a 19:05
Les vaccins

  1) les vaccinations obligatoires.

Pour tous : diphtérie, tétanos, poliomyélite. BCG (contre la tuberculose).

Pour les professionnels de santé : idem plus typhoïde, paratyphoïde A. et B., hépatite B.

Pour les vétérinaires : idem plus rage et fièvre de Malte.

Pour les égoutiers et les agriculteurs : idem plus leptospirose.

2) les vaccinations conseillées.

-- pour les nourrissons : coqueluche, oreillons, rougeole, rubéole, hémophilus influenzae (méningites), hépatite B.

-- pour les adolescents : hépatite B dans le cas où il n'y aurait pas eu vaccination antérieure.

-- pour les plus de 70 ans : grippe.

 

V) Calendrier vaccinal.

Premier mois : BCG si le nourrisson est dans un milieu à risques, obligatoires pour rentrer en collectivité d'enfants, même chez une assistante maternelle, à contrôler trois mois plus tard.

Deuxième mois : DT coq polio 1er injection + hémophilus influenzae b (Pentacoq) + hépatite B 1er injection.

Troisième mois : DT coq polio 2e injection + hémophilus influenzae b (Pentacoq) + hépatite B 2e injection.

Quatrième mois : Pentacoq 3e injection.

Douzième mois : hépatite B 3e injection + R. O. R. (rougeole oreillons rubéole) 1re dose pour garçons et filles ; ce vaccin sera effectué dès neuf mois s'il y a une épidémie de rougeole en collectivité avec revaccination six mois plus tard associée au vaccin contre les oreillons et contre la rougeole.

Dix-huit mois : Pentacoq 1er rappel.

24 mois : ROR rappel

De 3 à 6 ans : R. O. R. 3e dose.

Avant six ans : BCG obligatoire pour entrer en collectivité.

6 ans : DT polio 2e rappel (coqueluche et hémophilus exclus).

De 11 à 13 ans : DT polio 3e rappel + rappel tardif de coqueluche + hépatite B si l'enfant n'a pas été vacciné nourrisson (2 injections en un mois d'intervalle et la troisième cinq mois plus tard) + tests tuberculiniques I.D.R. pour vérifier la positivité du BCG sinon revacciner au maximum 2 fois.

De 16 à 18 ans : DT polio 4e rappel + rubéole pour les jeunes filles non vaccinées mais sous contraceptifs.

Après 18 ans : tétanos et polio tous les dix ans, hépatite B uniquement si groupe à risque, rubéole pour les jeunes filles non vaccinées, sous contraceptifs.

Après 70 ans : grippe tous les ans.

 

NB : s'il y a un retard dans la réalisation du calendrier vaccinal, ne pas refaire tous les vaccins mais reprendre et compléter en réalisant le nombre d'injections requises en fonction de l'âge.

samedi 19 mai 2007, a 16:34
Hépatites (A-B-C essentiellement)

  Hépatites.

 

1-Présentation.

 

Maladies virales du foi (A ; B ; C ; D et E). Les D et E sont moins connues car découvertes plus récemment.

 

A : on l’attrape si on boit de l’eau qui n’est pas bien traitée, souillée. Les aliments souillés sont également vecteurs de la maladie.

La contamination est orale.

Ex : coquillages, eau souillée, …

 

Elle se caractérise par un ictère (peau jaune).

 

C'est au moment de l'incubation que le virus peut être transmis par la voie fécalo-orale, par des personnes en incubation ou bien déjà malades. L'incubation est la période silencieuse correspondant au développement dans l'organisme de germes à l'origine de la maladie et qui ne se manifeste pas encore par des symptômes. Cette période se situe entre la contamination (contact avec le germe : contagion) et l'apparition des premiers symptômes de cette maladie (invasion). Les personnes infectées excrètent le virus dans les selles depuis deux à trois semaines avant le début clinique de la maladie (premiers symptômes présentés par le malade) jusqu'à quinze jours après.

 

Elle s’attrape soit de façon directe : féco-orale (selles) ou indirect (eau ou aliments souillés). Attention également à l’endroit où on se baigne !

 

Symptômes : -Fatigue

                      -Ictère

                      -Troubles digestifs (nausée, vomissements)

                      -Selles décolorées

                      -Urines très foncées

 

Evolution : favorable. Se fait toute seule.

Traitement : Il n’y en a pas.

 

Les enfants peuvent ne pas avoir de symptômes. L’ictère met une 15ène de jours à disparaître. Les autres symptômes partent en 1 semaine environ.

 

Prévention : -hygiène de l’eau et des mains

                    -éducation des enfants par rapport à l’hygiène (se laver les mains, ne pas boire n’importe quelle eau)

                    -quand une personne est malade à la maison : hygiène très importante. (vaisselle dans eau de javel, matériel à usage unique…)

 

C’est une maladie qui demande l’éviction de la collectivité jusqu’à 10jours après le début de la maladie.

 

Vaccin : Havrix*

Il se fait en 2 injections à 1 mois d’intervalle. On fait souvent ça quand on part en voyage. On ne peut pas vacciner les moins de 1 an.

 

 

 

 

B : ce sont les MST.

La contamination est directe par le sang et les liquides biologiques (sperme, larmes, sécrétions vaginales, peut être le lait de la maman, et peut être la salive).

 

Quand le sang est porteur, la contamination est indirecte par : une blessure, une piqûre (seringue souillée).

 

Incubation : entre 4 et 6 semaines.

 

Tableau clinique : comme pour l’hépatite A mais en plus sévère.

-Grande fatigue

-Ictère

 

Evolution : -hépatite aiguë avec le foi qui va très mal.

       -hépatite chronique : qui peut évoluer vers une cirrhose ou cancer du foi.

 

Traitement : pas au point. Il commence à apparaître.

 

Prévention : vaccination possible dès l’âge de 2 mois ; puis 1 mois après, puis 6 mois après. La vaccination a une mauvaise image car elle est accusée de provoquer des scléroses en plaque. Il y a de gros doutes. Sur un nourrisson il n’y a aucun risque.

La sclérose est une atteinte de la gaine des nerfs. Cela provoque une paralysie. Mais un enfant, à la naissance, n’a pas la gaine de myéline. (qu’il a ensuite de la tête d’abord, jusqu’aux pieds).

 

Si une femme enceinte est porteuse de l’hépatite B, elle peut la transmettre au bébé. Avant la naissance, c’est exceptionnel. Il peut se contamine en revanche à la naissance, et on se pose des questions pour l’allaitement. En plus, s’il y a crevasse… pas top. On vaccine directement l’enfant.

 

Prévention : sérodiagnostic quand on fait une déclaration de grossesse. EN cas de nouveau né de mère porteuse : sérum dans les heures qui suivent la naissance, et vaccin dans les jours. On vérifie ce qui se passe après.

 

 

C : Elle est transmissible que par le sang ou les produits sanguins. Identifiée en 1989. De mère à enfant très rare. Sexuellement : très exceptionnel. Ttention aux brosse à dents, rasoirs, pinces à épiler, …

Souvent elle passe inaperçu.

60 à 70% : évolue vers une chronicité et un cancer du foi.

 

Pas de traitement préventif. Il est curatif. Interféran* comme pour le SIDA.

Prudence : il faut être très vigilant avec tout ce qui est en contact avec le sang. Faire tous les soins en contact de sang avec des gants.

 

D : complication de la B. Si vacciné contre la B, protégé contre la D.

 

E : rencontrée dans les pays sous développés.

 

 

samedi 19 mai 2007, a 16:32
Grippe

  Grippe.

 

1-Présentattion.

 

Maladie virale, contagieuse, qui évolue par épidémie. Le virus est particulier car en constante mutation. Si on se vaccine, c’est pour 1 an. Le vaccin change tous les ans. Si on vaccine au début de la période d’incubation, on ne l’attrape pas.

Ce vaccin ne protège pas contre la grippe aviaire car ce n’est pas le même virus. Il n’existe pas de vaccin concernant la grippe aviaire.

 

 

2-Transmission.

 

La contamination se fait par voie directe par voie respiratoire. C’est très contagieux.

L’incubation est de quelques heures à 3-4 jours.

3-Evolution.

 

Période d’invasion :

-courbatures

-maux de tête

-un peu de fièvre qui commence.

Elle dure 24h.

 

Période d’état :

-syndrome infectieux

-fièvre élevée (39-40°C)

-fatigue

-toux sèche

-mal partout (tête, gorge, muscles)

 

La guérison, quand on n’est pas vieux ou pas malade se fait en quelques jours. La fièvre peut guérir en 4-5jours. La température grimpe, stagne, baisse, remonte, stagne et baisse. C’est le V grippal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4-Complications.

 

Surinfection, et faire une bronchite par derrière.

Si la toux devient grasse, et que la fièvre ne baisse pas, on donne un antibiotique pour traiter la surinfection.

Chez les vieux, et les personnes fragiles : mort car complications cardiaques.

 

 

5-Traitement.

 

Traitement symptomatique.

-repos

-boire beaucoup

-antalgiques et antipyrétiques

doliprane* et aspirine* toutes les 4h.

-antibiotique

 

 

6-Prévention.

 

Vaccination (1injection tous le ans en automne) : ¼ de dose pour les enfants.

On vaccine surtout les enfants qui ont des problèmes

-cardiaque

-mucoviscidose

-problèmes respiratoires

samedi 19 mai 2007, a 16:31
Tétanos

  Tétanos.

 

1-Présentation.

 

Maladie qu’on rencontre encore.

Plusieurs centaines de personnes sont atteintes en France surtout chez les adultes car ils ne se font plus vacciner.

Le germe pathogène se trouve dans la rouille, et dans la terre.

 

 

2-Transmission.

 

Le bacille à l’origine du tétanos va prendre une porte d’entrée qui va l’héberger. Le bacille va rester là et infecter. Il va libérer une toxine qui va s’attaquer aux muscles et les rendre durs et incapables de mouvement.

Les premiers muscles atteints sont ceux de la mâchoire, puis ça se diffuse dans l’organisme.

 

 

3-Evolution.

 

La contamination est cutanée, au niveau d’une plaie, d’une brûlure, d’un ulcère de jambe, d’une aiguille qui traîne, une piqûre faite dans des conditions non-stériles.

La période d’incubation : plaie infectée mais pas de symptôme. Elle est silencieuse. Elle dure pendant 6 à 15 jours.

La période d’invasion : les 1ers signes au niveau de la mâchoire : trismus (contraction involontaire de la mâchoire). Le malade va avoir du mal à ouvrir la mâchoire, et même à parler. Parfois c’est intermittent.

La période d’état : contractures vont migrer et se généraliser à l’ensemble des muscles. Cela va descendre vers le cou, les membres, et le tronc. Le malade est tout raide. Un stimulus quelconque va accélérer ses crises.

 

Sous traitement, les contractures vont en principe disparaître sous 3 semaines.

 

 

4-Complications.

 

La forme peut être mortelle dans 20 à 30% des cas.

Un tétanos non pris en charge, c’est la mort assurée.

 

 

5-Traitement.

 

-On soigne la porte d’entrée où le bacille est toujours là et actif. On donne un antibiotique : la pénicilline.

-Sérothérapie : Gamma globuline qui existent vont aller neutraliser les toxines qui circulent.

-On donne des décontractants. On le met en réa avec assistance respiratoire.

-On va l’isoler car toute excitation va provoquer des crises.

-Nourrir par perfusion.

6-Prévention.

 

Le vaccin est obligatoire à 2 mois, 3 mois, 4 mois, 16 mois, puis chez l’enfant tous les 5 ans avec la diphtérie et polio, et chez l’adulte tous les 10 ans.

Dans certains domaines, la médecine du travail fait la vaccination.

 

On fait les injections en même temps que les autres vaccins.

3 injections à 1 mois d’intervalle : 2 mois, 3 mois, 4 mois. C’est un vaccin qui se fait en même temps que les 4 autres : Pentavac*

-Diphtérie

-Tétanos

-Coqueluche

-Polio

-Haemophilus

Rappel à 16 mois, c’est-à-dire un an après la dernière injection. Pour permettre un bon travail de l’immunité, il faut attendre 4 semaines au moins entre 2 injections. Le dernier rappel se fait à 11-12 ans.

La vaccination confère une immunité solide et durable. C’est la seule parade infaillible.

 

 

7-Conduite à tenir.

 

-Toute plaie, même minime doit être prise en charge. Il faut désinfecter.

-Chercher depuis quand on n’est pas vacciné.

-On fait une sérothérapie quand on n’est pas sûr des vaccinations, si on est juste, ou si on n’est pas vacciné.

-On commence par faire le sérum antitétanique pour protéger tout de suite, puis le vaccin.

 

-Si la vaccination date de moins de 5 ans : les soins locaux suffisent.

-Si la vaccination date de plus de 5 ans : rappel antitétanique.

-Si la vaccination date de plus de 10 ans : hôpital.

samedi 19 mai 2007, a 16:28
La diphtérie

   maladie bactérienne exceptionnelle du fait de la vaccination obligatoire


transmission : par contact direct (secrétions respiratoires )

contagiosité : 2 semaines non traitée

4 jours si traitement


Incubation : 2 à 7 jours, silencieuse


Invasion : gorge rouge, écoulement nasal, petite fièvre ( 38 / 38°5 )


Période d'état : angine blanche à fausses membranes


Traitement : antibiothérapie

gamma-globulines


évolution : possibilité de complications (ne se voeint plus en France )

Croup = laryngite suffocante dûe à l'obstructio du larynx par des membranes

atteintes neurologiques et cardiaques car le bacille secrète une toxine qui entraîne

des complications


prévention : vaccination obligatoire en France : 2 + 3 + 4 mois

rappel 16 / 18 mois puis tous les 5 ans


éviction : au moins 1 semaine après le début de l'antibiothérapie

personne contact : prélèvement de gorge et surveillance clinque

vaccination si incomplète ou datant de plus de 5 ans

antibiothérapie pour les enfants en contact proche

samedi 19 mai 2007, a 16:27
La cocqueluche

  Cocqueluche.

 

 

1-Présentation.

 

Maladie bactérienne. C’est une des rares maladies où il n’y a pas de transmission d’anti-corps de la mère à l’enfant à la naissance. C’est une maladie grave, et qui est très dangereuse pour le tout petit. Elle confère une immunité solide et durable.

 

 

2-Transmission.

 

Par contact direct, par les secrétions respiratoires. L’enfant va être contagieux 3 semaines. Le maximum de la contagiosité sera quand l’enfant toussera : au début de la maladie. Il sera contagieux 3 semaines. Après 5 jours de traitement antibiotique, il n’est plus contagieux.

L’incubation dure environ 7 jours. Cela peut aller de 8 à 12 jours. Elle est silencieuse.

La période d’invasion : toux sèche, généralement nocturne. Pas de température. Elle dure entre 7 et 15 jours. On n’a pas étiqueté la maladie. La toux va évoluer, et l’enfant va avoir des glaires et une toux de plus en plus grasse.

La période d’état : L’enfant va, à la fin d’une quinte, être en apnée, les poumons vides. Il va reprendre sa respiration dans un cri. Cela s’appelle de « chant du coq ». Pendant son apnée, il peut se cyanoser. Quand il reprend son souffle, à la fin de sa quinte, il va vomir et cracher des glaires. Il peut avoir environ 10 tous par jour.

 

Un enfant de moins de 6 mois est hospitalisé en réanimation pour être éventuellement prêt à intuber l’enfant.

 

 

3-Evolution.

 

Les quintes sont de moins en moins importantes et de moins en moins fréquentes. Cela va se faire sur 1 mois.

Dans les mois qui vont suivre la coqueluche, il peut refaire des quintes de tous « chant du coq » , et une toux coqueluchoïde dans les 6 mois – 1 an après.

 

 

 

 

 

4-Traitement.

 

Vaccin anti-coqueluche non obligatoire mais conseillé. La vaccination confère une immunité solide et durable.

3 injections à 1 mois d’intervalle : 2 mois, 3 mois, 4 mois. C’est un vaccin qui se fait en même temps que les 4 autres : Pentavac*

-Diphtérie

-Tétanos

-Coqueluche

-Polio

-Haemophilus

Rappel à 16 mois, c’est-à-dire un an après la dernière injection. Pour permettre un bon travail de l’immunité, il faut attendre 4 semaines au moins entre 2 injections. Le dernier rappel se fait à 11-12 ans.

 

 

5-Prévention.

 

Vaccin qui confère une immunité solide et durable.

 

 

6-Conduite à tenir.

 

Eviction de l’enfant qui a une coqueluche pendant les 5 jours après le début du traitement antibiotique. S’il n’a pas d’antibiotique : éviction de 1 mois après les premières quintes.

 

Faire un sérodiagnostic si on est en contact avec un enfant qui a la coqueluche. Si on est juste, on va avoir une antibiothérapie pour se protéger.

 

Si on est sûr que l’enfant de moins de 6 mois a été en contact avec un contagieux, on va lui faire une sérothérapie : Gamma globuline (cocktail d’anticorps).

 

samedi 19 mai 2007, a 16:25
Les oreillons

  Les oreillons.

 

 

1-Présentation.

 

Maladie d’origine virale qui se caractérise par un gonflement derrière les oreilles et qui confère une immunité solide et durable.

 

 

2-Transmission.

 

Elle se fait par voies directes par les sécrétions respiratoires.

La période de contagion : commence 7 jours avant le gonflement des glandes parotides (pas forcément des 2 côtés). C’est une parotidite. On ne voit pas quand l’enfant est malade. Cela dure jusqu’à 9 jours après les gonflements.

L’incubation dure 21 jours et elle est silencieuse.

Période d’invasion : l’enfant va avoir pendant 12 à 36h :

-une petite fièvre

-des difficultés à mastiquer et à avaler

-des maux de tête.

Période d’état : gonflement derrière les oreilles. La gorge va être rouge et les douleurs pendant la mastication vont augmenter. La fièvre sera peu importante : 38°C-38.5°C.

 

 

3-Evolution.

 

En une 10ène de jours.

 

 

4-Complications.

 

Il n’y a généralement pas de complication, sauf pour les garçons qui ont déjà fait leur puberté : il y aura peut être une atteinte des testicules : gonflement, douleurs, et parfois stérilité.

Quelques fois on peut avoir une méningite ourlienne (due au virus des oreillons).

 

 

5-Traitement.

 

On va traiter les symptômes. On donne un antipyrétique[1] et un anti-inflammatoire.

Proposer une alimentation liquide, voir semi-liquide.

Repos au lit.

 

 

 

6-Prévention.

 

Vaccination : Imovax* : uniquement contre les oreillons. Sinon ROR* et priorix* vaccinent contre la rougeole, oreillons et rubéole.

Vaccin : 1ère injection entre 9 et 12 mois.

               2ème injection vers 18 mois.

               3ème injection vers 2 ans maxi.

Normalement, on est couvert à vie.

[1] Contre la fièvre

samedi 19 mai 2007, a 16:24
La scarlatine

  LA SCARLATINE.

Maladie bactérienne à streptocoques.(strepto hémolytique A )

 

Transmission : par contact direct (secrétions pharyngée, squames )

 

Incubation 2 à 5 jours, silencieuse

contagiosité de J-1 jusqu'à 48 H de traitement antibiotique

 

Invasion : 24 à 48 H

Début brutal avec hyperthermie à 39°,

Angine rouge, langue blanche

ganglions sous- maxillaires

§      ou – Vomissements

période d'état : éruption cutanée sous forme de plaques rouges chaudes, rugueuses sans

intervalles de peau saine.

Cette éruption commence d'abord par le cou , les membres et le corps.

Hyperthermie

Angine rouge , avec la langue blanche puis rouge et râpeuse ( langue framboisée, car elle ressemble à un framboise en V avec centre blanc )

 

évolution : Desquamation de la peau vers le 10ème / 15 ème jour

favorable depuis les antibiotiques

 

Complications : sans ATB, atteines rénales ( insuffisance,albuminurie) , articulaires ou cardiaques possibles

 

traitement : Antibiothérapie pour l'enfant et tout l'entourage

Antipyrétique

Anti-inflammatoire

Repos strict au lit

Surveillance de l'albumine dans les urines

Eviction :15 jours si présentation d'un certificat médical attestant du traitement ATB

40 jours sans ATB

7 jours pour sujets en contact saus si traitement ATB préventif

Maladie à déclaration obligatoire lorsque l'enfant vit en collectivité ou est scolarisé;

samedi 19 mai 2007, a 08:41
La roséole

  La roséole : la 6ème maladie.

 

 

1-Présentation.

 

C’est une maladie virale.

 

2-Transmission.

 

Elle se fait par contact direct, et par la salive.

 

 

3-Evolution.

 

Grosse hyperthermie : 39°C-40°C pendant 4-5 jours pendant la période d’invasion.

Attention à la déshydratation et aux convulsions.

Il y a souvent uniquement la fièvre comme symptôme.

La phase d’état : au bout de 3 à 5 jours, la fièvre baisse, et l’éruption arrive. Ce sont des macules roses sur tout le corps, et un peu plus marquées sur le visage.

Elle est favorable, l’éruption disparaît.

 

 

4-Complications.

 

Ce sont celles de l’hyperthermie : convulsions et déshydratation.

 

 

5-Traitement.   

 

On traite la fièvre.

samedi 19 mai 2007, a 08:41
Le mégalérythème

  La 5ème maladie : le mégalérythème.

 

 

1-Présentation.

 

Maladie virale, épidémique, qui sévit chez les enfants de 4 à 12 ans surtout.

 

 

2-Transmission.

 

Elle se fait par voie directe, par les voies sanguines et les sécrétions respiratoires.

 

 

3-Evolution.

 

Incubation de 4 à 28 jours.

La contagion : 3 à 7 jours avant l’éruption jusqu’à l’éruption.

La phase d’invasion : fièvre modérée avec des troubles digestifs.

Phase d’état : éruption qui débute sur la face, qui fait des ailes de papillon sur les joues. La peau est chaude, rouge et un peu gonflée.

Il y a ensuite une extension vers les membres. On va avoir un érythème avec des bords bien nets. Les dessins sont nets.

 

Dans le carnet de santé, ça sera écrit 5ème ou 6ème maladie.

 

L’éruption va disparaître en une 10ène de jours.

 

 

4-Traitement.

 

Il n’y a pas de traitement. On donne du paracétamol en cas de fièvre.

 

 

5-Prévention.

 

Il n’y en a pas, car il n’existe pas de vaccin.

 

 

6-Conduite à tenir.

 

Pas d’éviction car l’enfant n’est plus contagieux.

samedi 19 mai 2007, a 08:40
La rubéole

  Rubéole.

 

 

1-Présentation.

 

Maladie d’origine virale qui confère une immunité solide et durable.

Sa particularité : toute femme en âge de procréer devrait faire un test. Si la femme l’attrape en étant enceinte, au niveau fœtal, il peut y avoir des fœtopathies.

 

 

2-Transmission.

 

Elle se fait par contact direct et par les sécrétions respiratoires.

L’incubation est de 15 jours en moyenne : entre 14 et 21 jours.

On est contagieux à partir du 8ème jour d’incubation.

La phase d’invasion se fait en 2 à 3 jours.

-Fièvre

-Nez qui coule un peu

-Petite toux

Cela passe quasi inaperçu.

La phase d’état : l’éruption arrive. Il y a des macules rouges sur tout le corps. La fièvre est modérée. Il y a parfois des maux de tête et des courbatures.

 

 

3-Evolution.

 

Elle est favorable. L’éruption disparaît en 48h.

 

 

4-Complications.

 

Uniquement si la femme est enceinte : fœtopathies.

 

 

5-Traitement.

 

Il n’y a pas de traitement spécifique. On traite l’hyperthermie.

 

 

6-Prévention.

 

Vacciner tous les enfants.

Sérothérapie pour les femmes enceintes qui a été en contact et qui n’est pas vaccinée.

samedi 19 mai 2007, a 08:38
La varicelle

  La varicelle.

 

 

1-Présentation.

 

Maladie d’origine virale, conférant une immunité solide et durable.

 

 

2-Transmission.

 

Elle se fait par contact direct, par les sécrétions respiratoires et par la peau. C’est très contagieux.

L’incubation dure 14j et est silencieuse.

La période d’invasion est peu parlante : malaise général et un peu de fièvre.

La période d’état : éruption qui évolue par poussées successives en 3 stades : les macules se transforment en vésicules, qui vont se dessécher et devenir des croûtes.

On peut en avoir partout.

Cela donne un prurit (ça gratte !).

Le point de contagion maximum est la veille de l’éruption.

 

 

3-Evolution.

 

En 4-5 jours les croûtes vont se former. Il ne faut pas les arracher car ça laisse de cicatrices. L’évolution est favorable en une 10ène de jours.

Les croûtes vont tomber vers 8-10 jours.

 

 

4-Complications.

 

Il y a une surinfection possible si l’enfant gratte. Les vésicules vont devenir des pustules et laissent des cicatrices.

 

 

5-Traitement.

 

Il n’y a pas de traitement spécifique. On va lutter contre les symptômes. On donne du paracétamol contre la fièvre, et un antiseptique cutané ainsi qu’un traitement contre les démangeaisons. Il faut bien couper et brosser les ongles de l’enfant, et lui occuper les mains. Si c’est un bébé, possibilité de mettre des moufles.

 

 

6-Prévention.

 

Il existe une vaccination : varivax. On ne l’utilise pas de manière systématique. Le vaccin coûte très cher et n’est pas remboursé. En France, on ne vaccine que les enfants fragiles. Ce n’est pas une maladie grave. On peut également vacciner les adultes qui travaillent avec les enfants, et qui ne l’ont jamais faite.

 

 

7-Conduite à tenir.

 

Eviction dès les 1ers signes de la maladie, jusqu’à la formation des croûtes.

Pas d’éviction pour les sujets en contact.

Prévenir par affichages.

samedi 19 mai 2007, a 08:38
La rougeole

  La rougeole.

 

1-Présentation.

 

Maladie d’origine virale qui confère une immunité solide et durable. Elle fait beaucoup de ravages dans les pays en voie de développement. En cas de complication, on peut faire une méningite ou une encéphalite.

 

 

2-Transmission.

 

Elle se fait par secrétions respiratoires en contact direct. La contagion est maximum quand l’enfant commence à faire de la fièvre, jusqu’à ce que les éruptions arrivent. Elle diminue ensuite. Les enfants ne sont plus contagieux à partir de 5 jours après l’éruption.

La période d’incubation dure 10 jours et elle est silencieuse.

La période d’invasion est une hyperthermie qui peut être à 39°C pendant 3 à 4 jours. L’enfant a :

-les yeux qui pleurent

-le nez qui coule

-tousse

-signe de Koplick[1] à l’intérieur de la bouche.

On arrive ensuite à la période d’état caractéristique car l’éruption maculo-papuleuse arrive. Elle est d’abord au niveau de la face (particulièrement derrière les oreilles) et cela descend vers le tronc et les membres.

-Visage bouffi

-Yeux larmoyants.

-Fièvre modérée : 38°C qui persiste pendant 2 à 3 jours. Elle est plus basse que pendant la période d‘invasion.

 

 

3-L’évolution.

 

Elle est favorable en 5 jours.

 

 

4-Complications.

 

-Méningite 

-Convulsions

-Encéphalite

-Déshydratation.

 

 

5-Traitement.

 

Pas de traitement spécifique. On va donc faire un traitement symptomatologique. On va traiter la fièvre (paracétamol) et on va lutter contre l’hydratation (cf cours des hyperthermies).

 

 

6-Prévention.

 

Vaccination qui se fait en 2 injections dont la 1ère est à 9 mois.

Si on fait la vaccination juste après la contamination (dans les 5 jours), on peut développer une immunité avant d’avoir la maladie. Cela ne marche cependant pas à tous les coups.

 

 

7-Conduite à tenir.

 

Eviction à partir du 1er jour de fièvre jusqu’à 5 jours après l’éruption.

 

[1] Intérieur des joues rouge assez vif avec des plaques blanches.

samedi 19 mai 2007, a 08:36
Maladies éruptives: définition et généralités

  Ce sont toutes les maladies qui provoquent des boutons :

-rougeole

-rubéole

-varicelle

-scarlatine

-5ème maladie : mégalérythème.

-6ème maladie : roséole.

Il y a différents types de boutons.

 

Les macules : petites tâches roses avec des intervalles de peau saine.

 

Les papules : petits boutons rouges, plats, si on appuie dessus ils disparaissent.

 

Les vésicules : petits sacs remplis d’un liquide (varicelle par exemple). Ce liquide est d’abord clair, puis va devenir opaque.

 

Les pustules : vésicules remplies de liquide purulent.

 

Les croûtes : phase de cicatrisation des pustules et des vésicules.

 

 

Toutes les maladies se déroulent sous le même schéma, en 3 périodes :

-incubation : la maladie se développe, le contact a eu lieu, mais les symptômes ne sont pas apparents.

-invasion : période où les premiers symptômes apparaissent. On ne peut pas encore détecter la maladie.

-période d’état : on a le tableau classique de la maladie. Les symptômes caractéristiques de la maladie apparaissent. Les éruptions arrivent.

vendredi 18 mai 2007, a 14:40
Les TIAC: Toxi-Infections Alimentaires Collectives

  Les TIAC : Toxi-Infections Alimentaires Collectives.

 

 

 

            I-Présentation.

 

            Maladies liées à la consommation de produit contaminé par un germe pathogène nocif.

-Mauvaise cuisson

-Mauvaise conservation

-Rupture de la chaîne du froid.

 

            On parle de TIAC quand on a présence de trouble chez au moins 2 personnes qui ont partagées le même repas.

 

Les TIAC sont contagieuses par les selles.

 

            En France, les germes que l’on rencontre le plus souvent sont :

-Staphylocoque

-Salmonelles

-Escherichia-coli (E-coli)

 

            C’est souvent lié à un problème sur la préparation, la conservation ou l’entreposage des aliments.

 

            La maladie est plus grave aux âges extrêmes de la vie car on est plus fragile.

Il faut être très vigilant.

 

 

            II-Tableau clinique.

 

            -Diarrhée

            -Fièvre

-Douleurs abdominales

-Vomissements

è C’est le tableau clinique de la gastro.

 

            Cela apparaît 12 à 72h après l’ingestion d’un élément contaminé.

            Dure 4 à 7 jours.

 

 

            III-Traitement.

 

            C’est le traitement de la gastro. (cf cours).

            -réhydrater : sérum de réhydratation orale (SRO)

            -traitement symptomatique.

 

 

            IV-Mesures à prendre.

 

            Isolement des enfants atteints

            -Demander aux parents de venir les chercher

            -Eviction jusqu’à ce que la coproculture (examen des selles) soit OK

 

            Le médecin (il doit être prévenu) est obligé de remplir un imprimé. Il envoie cet imprimé à la DASS. Il faut garder des échantillons pendant au moins 72h dans un frigo tout le temps. Une enquête épidémiologique se met en place. Le service vétérinaire vient prendre les échantillons. Ils peuvent faire des contrôles « surprise ».

 

 

         V-Prévention.

 

            Prévention à faire par rapport au personnel de cuisine et à l’équipe. Veiller à l’hygiène des mains, qu’il n’y ait pas d’infection,.

La cuisine doit être organisée : un cycle est mis en place afin de ne pas mélanger les produits propres et sales. Pas de poubelle sur le chemin des produits propres.

Surveiller le frigo avec un nettoyage à l’eau de javel toutes les semaines. Surveiller le dégivrage pour la température (- de 4°C) et congélateur (- de 18°C), les produits crus et cuits ne doivent pas être mis au même niveau. Isoler les végétaux.

Se laver les mains tout de suite après avoir cassé les œufs.

            Respecter la chaîne du froid.

            Être vigilent pendant les courses (dates), vérifier les placards, et aller jeter un œil dans la cuisine de la structure.

 

 

vendredi 18 mai 2007, a 14:38
Les accidents domestiques

  Les accidents domestiques.

 

A-La prévention du risque.

 

I-Définition et généralité.

 

L’accident est un évènement qui traduit un manque ou un relâchement de la vigilance de l’Homme en face de l’agression d’une force extérieure et qui a pour conséquence un dommage (handicap) ou un avertissement (chute sans grande conséquence).

75% des accidents domestiques ont lieu en présence d’un adulte.

            On appelle accident domestique tous les accidents qui se produisent à la maison ou dans son environnement proche :

-25,5% des accidents domestiques ont lieu dans la cours ou dans le jardin car il y a moins de surveillance.

-16% des accidents domestiques ont lieu dans la cuisine.

-14% des accidents domestiques ont lieu dans la salle de séjour/salon.

-9% des accidents domestiques ont lieu dans les escaliers.

-6% des accidents domestiques ont lieu dans la salle de bain (noyade, produits cosmétiques, bain moussant, armoire à pharmacie).

-5% des accidents domestiques ont lieu dans l’atelier, et le garage (sécateur, scie, White spirit).

 

            Les accidents domestiques sont aussi la première cause d’hospitalisation avant 15 ans. Sur 800 accidents domestiques, on dénombre :

-100 hospitalisations

-2 séquelles invalidantes

-1 décès.

 

LES SEQUELLES :

-esthétiques : 40%

-dentaires : 18%

-sensorielles : 13%

-motrices 10%.

 

FREQUENCES :

-80% de chutes et poly-traumatisme

-16% brûlures

-2% intoxications.

 

PRINCIPALES CAUSES DE DECES :

-noyade : 33%. La mort arrive très rapidement.

-asphyxie : 15%

-brûlures : 12%

-chutes : 11%

-intoxications : 3% (les tonicardiaques sont très dangereux pour les enfants. Notamment Digitaline : des gouttes pour les personnes âgées).

-électrocution : 1% (cela passe par le cœur et provoque un arrêt cardiaque).

L’électrisation brûle, mais ne passe pas par le cœur.

 

C’est un réel problème de santé publique.

 

II-L’accident, aspect sociologique et psychologique.

 

L’accident n’est pas une fatalité. Cela résulte d’un déséquilibre entre les possibilités physiques et psychologiques de l’enfant et de l’efficacité de la surveillance des adultes ou de leur éducation.

 

Avant 3 ans, les risques relatifs au développement psychomoteur de l’enfant sont majeurs. Il est en pleine phase de découverte et en plein apprentissage de ses possibilités physiques. L’efficacité de l’éducation est moindre.. Jusque 3 ans, c’est la surveillance qui prime. Au-delà de 3 ans, la surveillance doit être maintenue, mais on guidera l’enfant vers l’autonomie par des techniques d’apprentissage.

 

III-La prévention des accidents.

 

 

1-La connaissance de l’enfant, de son développement psychomoteur, et de ses possibilités.

 

Expliquer aux parents qu’il y a une différence entre l’enfant idéalisé et le leur. Leur dire que l’enfant est curieux, et qu’il est avide d’expériences et de connaissances. Cela fait partie de son développement normal.

 

            L’enfant en période de croissance a une maladresse physiologique accrue d’une absence de méfiance du monde qui l’entoure. Il veut tout essayer. Il se concentre sur ce qui l’intéresse et néglige le reste. Il suit ses émotions sans faire attention au monde extérieur. Il ne suit qu’une seule idée à la fois.

Ex : Enfantèballonèrueèvoiture : L’enfant suit le ballon qui va sur la rue, mais ne voit pas et n’entend pas la voiture arriver.

 

Il veut explorer mais acquérir la prudence requiert une lente maturation du cerveau faite d’apprentissages et d’expériences. Au fur et à mesure que l’enfant apprend à maîtriser l’espace, il accroît ces risques. L’accident domestique peut être un appel de l’enfant au niveau affectif et la prise de risque peut être renforcée par ce qui l’attend après l’accident. Toute action qui vise à l’information des parents fait reculer le risque d’accidents.

 

2-L’attitude des parents.

 

            Dolto disait « éduquer un enfant, c’est l’informer par anticipation de ce que l’expérience va lui prouver ».

            I1 faut :

-accepter les limites de l’enfant

-accepter qu’il grandisse et devienne autonome pour qu’il puisse se forger une personnalité

-être cohérent avec l’enfant : ne pas faire l’inverse de ce qu’on lui dit

-lui expliquer en quoi c’est dangereux

-lui expliquer pourquoi c’est dangereux

-comment utiliser ce produit.

 

            LES CATEGORIES TYPE DE PARENTS :

 

            C’est le comité français pour la santé qui a définit 4 catégories d’attitudes de familles. Sachant que l’arrivée dans un foyer remet en cause l’aménagement du cadre de vie.

 

            a-Les « aménageurs » : 32%.

 

            Ils pensent que rien ne peut arriver à l’enfant avant 2 ans si on écarte tous les éléments responsables d’accidents. Ils réinstallent tout après 2 ans. Ils responsabilisent l’enfant après cet âge. Ils expliquent tout à l’enfant. Mais comme celui-ci n’a pas eu l’habitude de ce cadre, il y a encore des accidents car ils testent.

 

            b-Les « surprotecteurs » : 30%.

 

            Ils utilisent tous les dispositifs de protection (cache prise, boudin de porte, …) et ils interdisent tout. La politique des interdits entraîne une recherche de transgression des interdits, et cela en dehors de la présence de leurs parents. Cela va faire culpabiliser les parents lors de l’accident, et provoque une anxiété supérieure et un manque de communication avec l’enfant.

 

            c-Les « fatalistes » : 21%.

 

            Ils ne croient pas à la prévention, c’est le destin. Ils pensent seulement que leur présence empêche les accidents. Cependant il faut être présent, mais également attentif.

 

            d-Les « éducatifs » : 17%.

 

            Ils privilégient la relation parents-enfants. Ils expliquent les risques à l’enfant quelque soit l’âge en oubliant qu’il n’est pas toujours apte à comprendre.

 

            QUELLE SERAIT L’ATTITUDE IDEALE :

-attitude ouverte, sécurisante, active

-écarter l’objet dangereux

-donner une confiance à l’enfant face au risque qu’il prend

-accroître la surveillance

 

            La meilleure prévention sera l’éducation des limites, l’exploitation des incidents et la valorisation des réussites.

 

            Certains évènements familiaux amènent les accidents domestiques plus facilement :

-divorce

-disputes

-décès d’un proche

-maladie

-naissance

-changement de partenaire

-déménagement

-fatigue

-stress

-famille nombreuse

-alcoolisme

-bricolage

-repas de famille (barbecue, cacahuètes, …)

En ville comme à la campagne les accidents domestiques sont très fréquents. A la campagne, tout ce qui entoure la maison :

-échelles qui montent aux ballots de paille

-tracteurs

-ballots de paille

-barre de rappel de tracteur

-fosse à purin

-barrières électriques

-…

 

 

4-La suppression de certains risques.

 

            Des actions sont envisagées au niveau :

 

èDes pouvoirs publiques :

-normes pour les jouets (CE + NF)

-les décrets concernant les articles de puériculture

-textes de loi concernant les aires de jeux (dépend du maire de la commune).

 

èDes fabricants :

-écartement des barreaux de lit à 7cm

-sécurité des portes automatiques de garage

 

èDes utilisateurs :

-bouchons de sécurité

-blisters

-flacon gouttes lent.

 

 

5-La surveillance.

 

-Elle doit être attentive.

-Ne pas seulement être présent, mais anticiper tout ce qui pourrait être dangereux pour l’enfant.

-Faire venir un comité de sécurité : les pompiers. Ils voient tout et sont de bons conseils.

-Il faut que l’enfant se sente en sécurité et écouté.

-L’angoisse et le stress des parents ne doivent pas être ressentis par l’enfant afin d’éviter qu’il devienne craintif et maladroit, et qu’il ne perde pas confiance en lui.

 

 

 

 

6-L’éducation au risque.

 

-Elle nécessite dialogue et confiance. Pas d’interdit à outrance, ni de laxisme à outrance.

-Lui expliquer que l’adulte aussi a des interdits.

Avant 3 ans : surveillance totale.

Après 3 ans : expérience du risque, doublée de l’apprentissage.

-Lui apprendre les signaux conventionnels, les pictogrammes usuels.²

  

   

 

En tant qu’EJE on dispose de matériel de prévention qui, sous forme ludique, permet à l’enfant d’acquérir des réflexes face à des situations dangereuses. Il existe des plaquettes d’information pour les parents au niveau des CRES ou CPAM qui seront utiles lors des réunions dans nos structures.

 

La prévention des accidents domestiques est l’affaire de tous les parents, enfants, professionnels de santé, de la petite enfance, médias, et industriels. La sensibilisation de chacun permettra de faire reculer le nombre d’accidents et permettra d’éviter les séquelles physiques et psychologiques.

 

 

 

 

 

B-Les secours d’urgences.

 

-Médecin traitant : nous oriente en fonction de ce qu’il voit.

-Pompiers : 18 : L’avantage est qu’ils ont une proximité de terrain. Ils sont en relation continuelle avec le SAMU. Ils dépendent du département. Ils peuvent effectuer des soins de survie.

-Centre anti-poison : 0825 812 822 : donne des conseils par téléphone. On les appelle si l’enfant a l’air bien, ils vont nous demander :

-l’âge

-le poids

-quel produit avalé

-depuis quand

-quantité

-état actuel.

En fonction de ça, ils conseillent. En général ils demandent de quand même consulter un médecin traitant car eux, ils ne voient pas l’enfant.

-SOS médecin : 0820 33 24 24

-SOS mains : 03.20.95.75.75 : Lesquin. Mettre le doigt coupé dans un sachet. Envelopper ce sachet d’un sopalin. Mettre le tout dans un sachet de glaçons. Pour que la greffe reprenne, l’opération doit avoir lieu dans les 7h. NE PAS DONNER A MANGER OU A BOIRE car il va y avoir anesthésie générale.

 

 

vendredi 18 mai 2007, a 09:15
Le service de promotion de la santé en faveur des élèves

  Le service de promotion de la santé en faveur des élèves.

 

 

I-Organisation du service.

 

Il a été créé en 1945, ce service dépendait du ministère de la santé jusque 1984. Il dépend maintenant de l’éducation nationale.

 

 

II-Les missions du service.

 

Cf : Circulaire de juin 91.

 

 

III-Les actions de ce service.

 

-Bilan de santé chaque année.

-Actions de protection, de prévention, d’éducation.

-Adapter les établissements aux besoins des élèves.

-Actions personnalisées par rapport à des élèves vulnérables.

-Interventions d’urgence auprès des élèves en danger.

-Lutte contre l’exclusion (loi du 29 juillet 98).

 

vendredi 18 mai 2007, a 09:11
Le carnet de santé

  Le Carnet de santé.

 

I-Généralités et définition.

 

C’est un carnet individuel propre à l’enfant, délivré gratuitement aux parents à la naissance de l’enfant, soit par l’établissement d’accouchement, soit par la mairie du lieu d’accouchement.

C’est un carnet édité par la PMI qui permet une surveillance régulière et précise de l’état de santé de l’enfant et de sa croissance.

C’est un dossier médical individuel.

C’est un document médico-légal qui engage la responsabilité du médecin qui le remplit. Il est couvert par le secret médical et ne doit être confié qu’à des personnes astreintes au secret professionnel. Il doit être conservé par les parents jusqu’à la majorité de l’enfant.

 

II-Présentation.

 

Il comprend environ 96 pages. Il y a plusieurs rubriques.

 

1-Généralités.

 

-Renseignements administratifs

-Famille

-Antécédents

-Fratrie

-Recommandations particulières

 

2-Période prénatale, naissance, période néonatale.

 

-Certificat de santé obligatoire du 8ème jour

-Problèmes éventuels à la naissance

-Test d’APGAR

-Courbe de poids du 1er mois

 

3-Surveillance médicale de 1 mois à 20 ans.

 

-Deux autres certificats de santé (9 mois et 24 mois) obligatoires

-Conseils aux parents concernant l’environnement, la diététique, l’hygiène bucco-dentaire, le rythme de vie, la sécurité, les troubles sensoriels et l’adolescence.

4-Courbes

 

-Courbes de croissance (taille, poids, et périmètre crânien) 

-Courbes de corpulence (depuis 1995)

èVision plus rapide du risque d’obésité.

 

5-Les éventuelles hospitalisation.

 

6-Le groupe sanguin, les transfusions, les examens radiologiques.

 

7-Vaccinations obligatoires, et vaccinations conseillées.

Obligatoires : BCG, diphtérie, tétanos, polio.

-Quelques conseils par rapport à la sécurité.

 

III-L’utilisation du carnet de santé.

 

C’est un instrument très précieux, il permet la surveillance médicale et sociale de l’enfant, il donne des éléments de comparaison et de référence, des traces écrites d’un traitement, d’une constatation, d’une évolution, d’un suivi. Les données doivent y être lisibles. Le carnet doit être rempli régulièrement et correctement. Les résultats des tests de dépistage d’analyses sanguines, des bilans doivent y être protées, les contrôles de la vision et de l’audition doivent y être inscrits. Les constatations et gestes effectués par le médecin sont recopiés sur le carnet de santé et ont valeur de certificat légal.

 

IV-Rôle de l’EJE par rapport au carnet de santé.

 

-L’EJE est tenu aussi au secret professionnel. Son contenu doit rester confidentiel.

-L’EJE tiendra compte dans ses activités ou actions auprès de l’enfant des recommandations des allergies, des possibilités ou des limites de l’enfant signalées dans le carnet de santé.

vendredi 18 mai 2007, a 09:10
Le diabète

  LE DIABETE

 

I-Présentation.

Le diabète est l'élévation permanente et excessive de la quantité de sucre dans le sang

Le glucose , sucre du sang, est le principal « carburant »  de l'organisme. Il provient des aliments ( les glucides ) ou est produit et stocké par le foie qui le libère selon les besoins de l'organisme.

Un taux de sucre dans le sang (ou glycémie ) normal traduit l'équilibre entre les entrées de glucose dans le sang et sa bonne utilisation par les cellules des différents organes ( foie, muscles , tissu adipeux ) .

C'est l'insuline, hormone secrétée par le pancréas qui assure chez le sujet non diabétique le maintien d'une glycémie stable et adaptée aux besoins de l'organisme : elle régule la production de glucose par le foie entre les repas et autorise son entrée dans les cellules et donc son utilisation par les tissus .

En cas de diabète le mécanisme de pénétration du glucose dans les cellules est perturbé et l'organisme est incapable de maintenir une glycémie normale .

Une glycémie normale varie entre 0, 7 et 1 gramme par litre et juste après un repas elle peut s'élever à 1,20 ou 1,50 grammes par litre au maximum.

On parle de diabète lorsque la glycémie , vérifiée à plusieurs reprises est supérieure à 1,40 g/l à jeun.

Les reins quant à eux filtrent le sang des déchets qu'il contient et laissent passer le sucre dans l'urine quand la glycémie dépasse 1,80 g/l, il y a alors glycosurie .

Chez le diabétique, le glucose ne pouvant pas pénétrer dans les cellules, la glycémie s'élève à 2, 3, voire 4 g/l et le sucre apparaît dans les urines .

L'organisme ne pouvant plus utiliser le glucose correctement brûle alors les graisses et on retrouve de l'acétone dans les urines .

 

II-Les deux formes de diabète.

 

o        le diabète insulinodépendant ( DID ) ou diabète de type 1 autrefois appelé « diabète maigre »  ou «  diabète juvénile » parce qu'il entraîne souvent un amaigrissement important et qu'il apparaît plutôt chez des sujets jeunes (adolescence )

Le DID résulte d'une incapacité du pancréas à produire l'insuline .

Ce tarissement est dû à un mécanisme auto-immunitaire : l'organisme se met à fabriquer des anticorps qui détruisent ses propres constituants, dans le cas du diabète il s'agit des îlots de Langerhans du pancrés qui secrètent l'insuline .

Ce n'est pas une maladie héréditaire mais des facteurs génétiques entrent en jeu .

Il est impératif de compenser le manque d'insuline par des injections quotidiennes, mais une alimentation adaptée et l'exercice physique ont une part importante dans le traitement

o        le diabète non insulinodépendant (DNID ) est parfois appelé « diabète gras »  car il s'observe en général chez des personnes ayant un certain embonpoint, le plus souvent après 40 ans .

C'est le plus fréquent des 2 diabètes, la secrétion d'insuline ets encore possible, mais celle ci est en partie inefficace, les cellules réagissent mal à son action .

Pour ramener la glycémie le plus proche possible de la normale ,le régime ( pour perdre le surpoids ) et l'exercice physique ( pour aider à maigrir et permettre une meilleure utilisation du glucose par les cellules ) sont les éléments majeurs du traitement .

Les médicaments hypoglycémiants peuvent se révéler indispensables .

 

 

III-Les premiers signes ( DID )

 

Début brutal dans 80 % des cas :

-soif +++

-urines abondantes (plusieurs litres par jour )

-amaigrissement : plusieurs kilos en quelques semaines malgré une faim parfois insatiable.

-Grande fatigue

 

Traitement : l'insuline

 

L'insuline est l'hormone qui entraîne un abaissement de la glycémie ( = une diminution du sucre sanguin).

C'est l'hormone dont manque le diabétique, il faut donc lui administrer 1 à 3 fois par jour en injection sous-cutanée des doses d'insuline 20 à 30 mn avant les repas .

On peut utiliser des stylos injecteurs .

Les injections sont faites sur les bras, les cuisses, l'abdomen, chaque injection étant effectuée à distance de la précédente , en évitant de revenir au même point avant au moins une semaine .

Il existe plusieurs variétés d'insuline :

les insulines d'action rapide mais brève qui agissent 10 à 15 mn après l'injection et durant 6 à 8 heures , mais surtout pendant les 4 premières heures .

Les insulines retard qui agissent 1 H après l'injection et pendant 24 à 30 heures

les insulines intermédiaires qui commencent à agir 15 mn à 1 heure après l'injection et dont l'action dure 20 à 24 H mais plus efficaement pendant les 8 à 12 premières heures

des mélanges insuline rapide et intermédiaire ( 25 / 75%)

 

Adaptation de la dose :

le taux de sucre dans le sang est influencé par 3 facteurs :

l'alimentation

l'insuline

l'activité

 

l'adaptation de la dose d'insuline va se baser sur les analyses de sang et d'urine :

 

l'analyse de sang permet de vérifier la bonne adaptation des doses d'insuline et de vérifier la possibilté d'une hyperglycémie (trop de sucre ) ou d'une hypoglycémie (manque de sucre )

Elle se fait avant l'injection d'insuline et à un autre moment de la journée (mâtinée, midi , AM, coucher ) pour couvrir sur une semaine tous les horaires

une fois par mois la glycémie doit être vérifiée à 2 et 4 heures du matin.

Toute glycémie en dehors de la normale (< 0,60 g/l ou > 1,60 g/l ) est contrôlée à la même heure dans les mêmes conditions .

Le prélèvement sanguin s'effectue par recueil d'une goutte de sang sur une bandelette réactive après piqûre de l'extrémité d'un doigt (sauf pouce et index ) sans utiliser d'alcool (savonnage des mains à l'eau chaude uniquement )

Lecture grâce à un appareil lecteur .

 

L'analyse d'urine est souhaitable matin midi et soir et indispensable en cas d'hyperglycémie ( recherche d'acétone )

 

L'hyperglycémie :

 

les manifestations qui annoncent l'hyperglycémie chez le diabétique apparaissent progressivement :

on constate une fatigue, une soif importante, une envie fréquente d'uriner une diminution de l'appétit, parfois des nausées, des vomissements des douleurs abdominales ou des crampes musculaires.

En l'absence de traitement ces signes peuvent évoluer vers la somnolence ou le coma.

L'odeur de l'haleine devient acétonémique

 

les urines contiennent plus de 20 g/l de sucre et parfois de l'acétone.

La glycémie avant le repas est largement supérieure à 1,60 g/l et 2 heures après le repas supérieure à 1, 80 g/l

 

En cas de glycémie supérieure à 2,50 G/l + glycosurie supérieure à 20 g/l + acétonurie il s'agit d'une urgence et il faut injecter immédiatement 1/10 de la dose quotidienne d'insuline en insuline rapide.

On contrôle ensuite glycémie + glycosurie + acétonurie dans les 4 H , si constantes inchangées réinjecter 1/5 de la dose journalière et téléphoner au médecin pour rechercher la cause de cet incident : injection insuffisante (erreur, perte, mauvaise interprétation de résultats précédents ) ou dans une zone cutanée où elle s'est mal résorbée , ou erreur diététique (sucreries...), maladie infectieuse , manque d'activités

 

L'hypoglycémie :

 

Les manifestations qui annoncent l'hypoglycémie chez le diabétique apparaissent brutalement :

paleur

sueurs, tremblements

sensation de faim

maux de tête

fatigue difficulté à se concentrer

irritabilité inhabituelle voire agressivité

troubles de la vue

parfois tête qui tourne ou fourmillements dans les extrémités

En l'absence de traitement ces signes vont évoluer vers la somnolence progressive puis perte de connaissance, coma ou convulsion.

 

La glycémie confirme le manque de sucre : inférieure à 0, 60 voire inférieure à 0, 40 g/l

 

Il faut agir dès les premiers signes :

o        à proximité d'un repas ou d'une collation, manger un fruit et prendre le repas ou la collation

o        à distance d'un repas ou d'une collation prendre une boisson sucrée ou 1 sucre / 20 kg de poids (maxi 3 )

o        si l'alimentation est devenue impossible (perte de connaissance ) injection de Glucagon (hormone hyperglycémiante antagoniste de l'insuline ) en intra musculaire dans la cuisse ou le bras .

Le réveil se fait dans 5 à 10 minutes qui suivent faire ensuite prendre du sucre et du pain

o        Si le réveil tarde , réinjecter du glucagon et appeler le médecin pour pose de sérum glucosé hypertonique en intra veineux et recherche de l'origine du malaise : trop d'insuline (erreur ), ration alimentaire insuffisante ( « sauté »  un repas ), effort physique important inhabituel sans diminuer l'insuline et sans s'alimenter , vomissements;

 

IV-Alimentation.

 

Pour se développer harmonieusement l'enfant et l'adolescent doivent consommer de façon équilibrée 3 types d'aliments :

 

o        les protéines contenues principalement dans la viande, le poisson et les oeufs; elles servent essentiellement à la constitution de l'organisme

o        les corps gras , beurre, huile, sources d'énergie

o        les glucides , également source d'énergie . Ils n'ont pas tous le goût sucré mais sont transformés en glucose lors de la digestion;

Il existe plusieurs variétés de glucides :

§        ceux qui ont un goût sucré et qui sont rapidement absorbés : friandises, boissons sucrées, pâtisseries = « sucres qui courrent » 

§        les fruits , le lait, les laitages = « sucres qui marchent » 

§        ceux qui n'ont pas de saveur sucrée et qui sont lentement absorbés : pain , féculents = « sucres qui rampent » 

 

Le jeune diabétique devra manger de façon équilibrée . Il devra surtout manger à heures régulières les repas étant répartis sur la journée de la façon suivante :

-un petit déjeuner

-une collation en milieu de mâtinée

-un déjeuner

-un goûter

-un dîner

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